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Ernest Le Landais 

Ce fut un personnage navigant aux marges du nationalisme breton, dont l'engagement politique de
l'entre-deux-guerres s'est rapidement transformé en opportunisme financier sous l'Occupation. 

Né à 

décès 

C'est le véhicule d'Ernest Le Landais (souvent désigné comme le véhicule de la section PNB de Saint-Malo ou mis à disposition par lui) qui a été utilisé lors de l'opération.

 

Le débarquement d'armes et d'explosifs depuis le dundee Gwalarn s'est déroulé à Locquirec dans la nuit du 8 au 9 août 1939. Pour assurer le transport terrestre du matériel clandestin jusqu'aux caches prévues (notamment à Guingamp et dans le secteur de Saint-Malo), les conspirateurs (Célestin Lainé, Hervé Le Helloco, etc.) ont mobilisé ce véhicule afin d'évacuer discrètement les caisses depuis la côte.

Ernest Le Landais (parfois orthographié Lelandais), surnommé familièrement « Nénesse », était un militant nationaliste breton de l'entre-deux-guerres.

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Les archives historiques locales et les mémoires de militants de l'époque dressent un portrait bien spécifique de cet homme :

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  • Ancrage à Saint-Malo :

       Ernest Le Landais résidait à Paramé (aujourd'hui un quartier de Saint-Malo). Dans l'entre-deux-guerres, il               fréquente assidûment les milieux nationalistes locaux et s'associe de près aux militants de Breiz Atao. 

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  • Une réputation controversée :

      Au sein même du mouvement breton, sa personnalité suscite la méfiance. Les écrits de figures de l'époque                  (comme ceux recueillis par la Fondation Yann Fouéré) le décrivent comme un opportuniste habile à faire des              affaires. Ses activités financières y sont qualifiées d'« obscures et douteuses », traînant derrière lui de                          nombreuses dettes impayées. 

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  • Exclusion du Parti National Breton (PNB) :

       Le 29 mars 1941, sous l'Occupation, Ernest Lelandais est officiellement exclu du Parti National Breton.

Ernest le Landais

Le journal du parti, L'Heure Bretonne, publie son exclusion et lui interdit formellement de porter l'insigne du parti ou d'utiliser sa carte de membre. 

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  • Collaboration et dérive matérielle :

      Après son exclusion du parti, il s'oriente vers un profit purement matériel en rejoignant l'Organisation Todt, le          groupe de génie civil du Troisième Reich chargé de la construction des infrastructures militaires (notamment le          Mur de l'Atlantique). Il y gagne d'importantes sommes d'argent.

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  • La fuite :

       À la Libération, lors de la débâcle allemande, il parvient à s'enfuir.

       Il prend un avion depuis Zurich pour se réfugier à Dublin, en Irlande.

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  • Vie privée et indiscrétions :

       Des correspondances historiques analysées par des chercheurs (notamment le blog d'histoire militaire bretonne         Ar Brezel →) révèlent des notes de l'abbé Félix Trochu de l'époque, mentionnant subrepticement qu'Ernest                 Lelandais était également l'amant de la sœur de Pierre Blangy ​

 

 

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IRLANDE

"À mon arrivée en Irlande, un autre réfugié breton, personnage haut en couleur et solitaire, s'y trouvait déjà.

 

Il se considérait comme un militant breton, bien que les autres ne le considéraient pas comme tel.

Ernest Le Landais, que tout le monde appelait Nenesse, avait jadis fréquenté assidûment les militants de Breiz Atao à Saint-Malo, où il résidait.

On se méfiait un peu de lui, sans pour autant remettre en question sa sincérité : ses finances étaient obscures et douteuses, et l'on disait qu'il ne remboursait jamais ses nombreuses dettes.

On aurait pu le qualifier d'opportuniste, toujours à l'affût du profit.

Pendant l'Occupation, il avait rejoint l'Organisation Todt, chargée du recrutement de main-d'œuvre pour l'armée allemande.

Il en avait incontestablement tiré profit, puisqu'après la déroute de l'armée allemande, il était arrivé à Dublin en avion depuis Zurich, un luxe que nous ne pouvions nous offrir à l'époque.

Il n'était donc pas surprenant que les Suisses ne veuillent pas de lui.

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Élégant, affable et beau, toujours tiré à quatre épingles, il avait commencé à gagner sa vie à Dublin en travaillant au café-discothèque Four Courts, sous le nom très français de Georges de Villeneuve.

Coiffé du fameux canotier et arborant un nœud papillon, il chantait en imitant Maurice Chevalier à la perfection. Le numéro remportait un vif succès, même si le répertoire et le programme devaient parfois être modifiés.

Dans le modeste appartement meublé qu'il occupait à Mount Street, Nenesse s'était lancé dans la fabrication de yaourts, puis de chips en sachets, des produits alors inconnus dans les épiceries et les cafés dublinois. Il avait fait venir de Marseille une jeune femme, probablement pour l'aider ; elle n'était pas son épouse, mais était profondément amoureuse de lui et l'avait rejoint avec sa petite fille.

J'avais occasionnellement travaillé comme vendeur pour tenter de compléter mes maigres revenus. J'ai vite abandonné, car je n'ai jamais vu les commissions qu'il promettait si généreusement.

S'il avait été plus scrupuleux et honnête dans ses affaires, il aurait pu faire, sinon fortune, du moins très bien vivre. Quelques années plus tard, des fabricants irlandais tirèrent profit des produits qu'il avait lancés.

 

Nenesse finit par partir pour Tanger, où les affaires étaient sans doute encore plus louches, mais peut-être plus faciles. Aucun de nous n'a jamais su la véritable raison de son départ, et nous n'avons plus jamais entendu parler de lui."

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Yann Fouéré

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