FAT 354
Front Aufklärungs Truppe
après le débarquement des forces alliées en France en 1944
l'Abwehr (service secret allemand) est transformé en FAT.
Le major Schrader chef de l'Abwehr Bretagne
aurait organisé dès février 1944 le FAT 354
Vers le 08 ou 10 juin 1944, un rassemblement fut organisé à Quimper avec tout le personnel dépendant de ce centre, témoigne ZELLER qui précise que, dès son retour à Quimper, le
Gefreiter HORST, alias Pierre LYON, fit savoir à tous les agents qui se trouvaient là que tout le service allait se transporter à PONTIVY.
C'est ainsi que :
Alfred GROSS (alias Freddy) et François MUNOZ (alias Cerdan), venus de Brest,
Louis DENIS (alias Branchereau) de Saint-Brieuc,
Emile GUILCHER (alias "Harry" ) de Douarnenez - Autonomiste breton.
Raoul HEUZARD (alias Robert) de Châteaulin,
ont rejoint Pontivy.
En arrivant à Pontivy, le groupe de Pierre Lyon a été plaçé sous les ordres du
hauptman HERR qui se fera d'ailleurs appeler plus tard capitaine HENNING, et qui avait pour adjoint l'inspecteur FISCHER, anciennement au SD de Saint-Brieuc.
Le FAT 354 - FRONT AUFKLÄRUNG TRUPPE 354 venait de voir le jour.
Source : Zeller un des espions du 3ème Reich
par Eric Rondel
Objectif du FAT 354
Après les combats du maquis de Saint-Marcel, qui opposent, le 18 juin 1944, parachutistes SAS et FFI aux forces allemandes, une traque est lancée par la Feldgendarmerie, la Wehrmacht, appuyée par des détachements de soldats russes, géorgiens et ukrainiens, des agents de l’Abwher (service de renseignements de la Wehrmacht) du SD (Sicherheitsdienst, le service de sûreté de la SS), des hommes du Bezen Perrot et du FAT 354 .
l'objectif principal du FAT 354 sera la recherche des chefs de maquis et de leurs agents de liaison.
L'emplacement des maquis était souvent indiqué par d'autres unités collaboratrices bretonnes.
Les cibles prioritaires étant le Commandant Bourgoin et le capitaine Marienne des SAS.
des hommes du Bezen Perrot ( - Emile Luec - René Guiomard - Jean Prévost - Gilbert Foix - André Geffroy...) ont opéré avec la FAT 354.
Maurice Zeller

Le télégramme de brest -15 mai 1946
Il est généralement prénommé Maurice ( livres,wiki...)
mais son premier prénom est LOUIS et c'est d'ailleurs
sous l'identité de Louis Zeller que les autorités françaises le cite.

Né le 1er janvier 1895 à Menton
Alsacien par son père - Lorrain par sa mère
Il entre à l'école navale en 1913
En 1925, il est rayé des cadres d’active ( pour consommation d'opium )
En 1935, il adhère aux Croix de Feu puis milite au Parti Social Français de 1936 à 1939.
En août 1941, il s'engage dans la LVF et combat comme capitaine sur le front de l'Est.
En 1942, membre du PPF, il est nommé par Jacques Doriot délégué départemental de la LVF pour les Côtes du Nord.
En mars 1943, après avoir été démis de ses fonctions au sein de La LVF il entre en contact avec le Sicherheitsdienst (SD) de Saint-Brieuc qui lui propose de faire du renseignement.
En novembre 1943, repéré par la résistance, il passe du SD au service de l'Abwehr.
Opérant à partir de l'Abwehr de Quimper sous le pseudo de Georges Evrard où Marc Denis, Il deviendra redoutable en se faisant passer, grâce à de faux documents, pour un agent du CNL
( Comité de Libération Nationale ).
En juillet 1944 l'abwehr de Quimper est dissoute.
Le service est tranféré à Pontivy et intègre le FAT.
En raison de l'avancée des alliés, Zeller quitte Pontivy le 3 août 1944.
Présent à Berlin en février 1945 et à Sigmaringen en mars 1945, il est finalement arrêté le 4 mai à la frontière suisse.
Il est ramené en France, jugé et fusillé près de Rennes le 17 juillet 1946.
Quand le résistant Adolphe le Goaziou hébergeait
(sur réquisition des autorités allemandes)
Maurice Zeller






27 avril 1946
Membres du FAT 354
liste mixte d'une quarantaine de membres,
principalement français, du SD et de la Wehrmacht, constituant le FAT 354
Liste établie après la fuite du FAT sur l'Allemagne

environ 18 ans
maîtresse de Louis Denis
Ancien LVF
fusillé
Anne le Tacon
Maîtresse de Zeller
condamnée en 1946
à 20 ans de tavaux forçés.
Exécuté par résistance.
fusillé
Le Scour
Femme le Scour (alias Bameino)
Cantallupi Amandine (ou Armandine)
Paule Sizun
Exécutés par résistance.
Maîtresse de MUNOZ
Très redoutable
ABWEHRSTELLE Quimper
Assassinat du capitaine SAS Marienne
Massacre de Pluneret (Kérihuel)
Le 11 juillet 1944, François Munoz se présente dans un café de Guéhenno (Morbihan),. Vêtu sous son imperméable d’un uniforme de sous-lieutenant parachutiste, Munoz déjoue la méfiance du patron et des consommateurs du bar en leur présentant des documents pris sur le sous-lieutenant SAS Jean Pessis qui venait d’être arrêté et leur déclare qu’il cherchait à rejoindre le capitaine SAS Marienne. Il engage la conversation avec eux et réussit à apprendre que Marienne se trouve à Kérihuel en Plumelec .
Le 12 juillet à l’aube, un détachement d’agents du SD et d’agents de la FAT 354 surprend un groupe de sept parachutistes SAS commandé par le capitaine Marienne et de huit FFI dans leur sommeil.
Il sont tous exécutés sur l’aire de battage de la ferme, ainsi que 3 cultivateurs accusés de les avoir hébergés.

Henry Armand
Chef de l'Abwehr de Quimper
Pas grand chose de très précis sur son identité.
Hermann HUCHTEBROCK , opérant sous couverture se dit ingénieur de l'organisation Todt et avec plusieurs identités : Henry ARMAND , RHEINLAND, REINHARD Henri...
- Selon ZELLER il est âgé de 30 à 35 ans, 1m65, cheveux bruns rejetés en arrière, visage rond, yeux foncés, petite moustache fine, teint mat, corpulence moyenne, parle le français sans accent indéfinissable, toujours habillé en civil. Devait être marié à une Française originaire de Lyon.
- Si ce n'est selon la résistante Jacqueline Razer 40 à 50 ans, grand, 1m78 à 1m80, cheveux châtains plutôt clairs, visage aux traits réguliers, nez droit, corps droit.
- Et selon l'agente de l'Abwehr Paule Salaun, 33 ans environ, nationalité allemande, se dit Alsacien, parle 7 langues dont le breton…
Mariée (séparé) à une française qui tient un salon de coiffure à Brest, il maîtrisait parfaitement et sans accent le français.
Il séjournait en France avant la guerre et aurait été condamné à mort part un conseil de guerre français
("alors qu'il exerçait ses talents à pont-de-Buis") Source : Zeller de Eric Rondel
Il dépendait d’unités de la Wehrmacht/Abwehr, et son groupe était impliqué dans des opérations de chasse aux résistants dans le Finistère et plus largement en Bretagne.
Vers le 04 juin 1944, Henry Armand, accompagné des agents :
- Alex MARCHAL
- Julien de Servigny (pseudo probable),
- Joseph BONIS alias Josik (né le 20 juin 1923 à Pont-Croix).
- Renée PRUCHON (alias "Noémie")
et d'une certaine "ANNIE" se rendent à Rennes lorsqu'ils sont mitraillés par un avion de la RAF.
Tous périssent carbonisés.
Il reste des zones d'ombre sur cette affaire de mitraillage.
Aucun document, ni dans les rapports de le préfecture de Saint-Brieuc, ni dans ceux de la police ou de la gendarmerie ne vient accréditer ce mitraillage.
Selon Paule Salaun, il aurait été tué dans un accident d'auto ou exécuté par les patriotes près de St-Nazaire.
On ne trouve, en tout cas, aucun acte et lieu de décès et d'inhumations.
Pierre Lyon
Après la mort d'Henry Armand Pierre Lyon ( Hermann Peters) deviendra le chef de l'Abwehr de Quimper.



Karl KURTZWEG (interprète)
C'est en fait un Lorrain domicilié à Nilvange (près de Thionville)
Il s'est vanté d'avoir détecté le maquis de Kérihuel en Plumelec.
Parle parfaitement le français mais les déteste...les Français.

Ce goupe dont faisait partie Karl Kurtzweg était commandé par le capitaine Helmund.



