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Sous quel nom les allemands

appelaient le Bezen Perrot ?

Sicherheitsdienst

Le BEZEN PERROT dépendait du SICHERHEITSDIENST sous sa forme longue :

"der Sicherheitsdienst des Reichsführers SS" régulièrement abrégé en SD

  " le service de la sécurité du Reichsführer-SS " ( en français )  

C'était en Allemagne à partir de 1931 le service de renseignement et de maintien de l'ordre de la SS.

Fondateur : Heinrich Himmler

Président : Reinhard Heydrich

Bretonische Waffenverband der Sicherheitsdienst

que l'on peut traduire par :

Formation armée bretonne du Service de sécurité

 

C'est la désignation administrative officielle au moment de la signature de la convention de création avec les autorités allemandes en novembre 1943.

Source : Wikipedia

C'est l'appellation la plus fidèle à la réalité.

"DER BRETONISCHE WAFFENVERBAND DER SS"

que l'on peut traduire par :

 Formation armée bretonne de la SS

Terme employé pour désigner le BEZEN PERROT ne semble pas, d'après l'historien Georges Broderick, attesté par les autorités militaires allemandes.

Question à :

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l'appellation DER BRETONISCHE WAFFENVERBAND DER SS est elle justifiée pour le BEZEN PERROT ?

 

L’appellation Der bretonische Waffenverband der SS (littéralement « la formation armée bretonne de la SS ») est historiquement partiellement justifiée, mais elle demande une nuance importante entre la réalité du terrain et le statut administratif officiel de l'unité.

1. Sur le plan factuel : Une intégration réelle à l'appareil de la SS

Du point de vue pratique et opérationnel, le rattachement à la SS est incontestable :

  • Tutelle et commandement : Créé à la fin de l'année 1943 par Célestin Lainé, le Bezen Perrot est directement placé sous l'autorité du Sicherheitsdienst (SD) de Rennes, dirigé par l'SS-Obersturmbannführer Hartmut Pulmer.

  • Uniforme et équipement : À partir de mars 1944, ses membres reçoivent la tenue de campagne grise de la Waffen-SS. Ils sont armés et soldés par les autorités allemandes.

  • Missions : L'unité intervient comme supplétif dans la lutte anti-maquis, les arrestations, la garde de locaux du SD (comme la cité universitaire de Rennes) et les opérations de répression aux côtés des forces allemandes.

2. Sur le plan administratif : Un statut de supplétifs du SD

Si l'appellation reflète la réalité de leur engagement, elle est techniquement imprécise sur le plan de la bureaucratie militaire allemande :

  • Unité du SD, pas de la Waffen-SS de ligne : Le Bezen Perrot n'a jamais constitué un régiment ou une division de la Waffen-SS au sens strict (comme la division Charlemagne ou la division Wallonie). Il s'agissait administrativement d'un groupe d'auxiliaires (Sonderkommando ou Einheit) rattaché à la police de sécurité (Sipo-SD).

  • Attributs d'uniforme : Leurs pattes de collet étaient généralement vierges ou portaient des insignes du SD, sans la double rune SS (Siegrunen) réservée aux unités combattantes germaniques ou intégrées de plein droit à la Waffen-SS.

  • Usage de la dénomination : L'expression Bretonische Waffenverband apparaît dans certaines correspondances ou écrits d'époque (notamment du côté des nationalistes bretons de la formation qui cherchaient à légitimer leur rôle militaire), mais elle ne correspondait pas à une création officielle de brigade ou de régiment enregistrée dans les registres d'incorporation de la Waffen-SS.

Synthèse :

 

En résumé : Parler de formation armée bretonne de la SS qualifie très exactement la nature des engagements du Bezen Perrot (uniformes, serment, armement, missions et commandement sous tutelle SS). Cependant,
sur le plan strict des structures du IIIᵉ Reich, il s'agissait d'une unité d'auxiliaires du SD (la police de répression SS) et non d'une unité militaire de ligne de la Waffen-SS.
bezen perrot

Sur le document ci-dessus, les autorités allemandes désignent les hommes du BEZEN PERROT comme :

SD  KOMMANDO  VERPFLICHTETEN  BRETONEN

Que l'on peut traduire par :

Bretons engagés dans le Kommando SD (de Rennes)

Source ; "Breiz Atao" de Sébastien Carney

Sur les livrets militaires remis lors des grades SS figure la mention :

FRANZÖSISCHE STAATSANGEHÖRIGE - BRETONISCHE VOLKSZUGEHÖRIGE

Que l'on peut traduire par :

Ressortissants français de nationalité bretonne

Source ; "les Français sous le casque allemand" de Lambert et Le Marec

Augustin le Dœuff est inscrit dans le livre d’entrée des défunts du cimetière de Rennes en qualité de :

 

SS mann sicherheitspolizei

Que l'on peut traduire par :

Homme de la SS, Police de sécurité  

La Sicherheitspolizei ( Police de sûreté ), abrégée Sipo, est la Police de sûreté allemande

Source : Yann Bouessel du Bourg

Et pour les historiens ?

Question à :

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Les hommes du BEZEN PERROT bien qu'ayant signé un contrat dans l'armée allemande peuvent-ils être appelés miliciens bretons ?

​​Oui, les hommes du Bezen Perrot sont très couramment qualifiés de « miliciens bretons ». Toutefois, sur le plan historique et institutionnel, cette appellation recouvre une distinction importante.

1. Au sens courant et historiographique : Oui

Dans la presse, les procès de l'Épuration après-guerre et la littérature historique (travaux de Kristian Hamon, Yannick Botrel, Georges Cadiou), le terme « milice bretonne » ou « miliciens bretons » est fréquemment employé pour désigner ce groupe paramilitaire nationaliste breton qui a combattu la Résistance aux côtés des forces allemandes.

2. Au sens institutionnel strict : La distinction avec la « Milice française »

Si l'on utilise le terme « milicien » au sens strict de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, une distinction fondamentale s'impose :

    -   La Milice française : C'était l'organisation paramilitaire officielle créée en janvier 1943 par le                     régime de Vichy (dirigée par Joseph Darnand).

 

    -   Le Bezen Perrot : Il ne dépendait pas de la Milice française ni du gouvernement de Vichy. Créé fin             1943 par Célestin Lainé, le Bezen Perrot était une unité nationaliste/indépendantiste bretonne.

3. Leur statut réel : Des supplétifs directs du SD / Waffen-SS

Les membres du Bezen Perrot qui ont signé un engagement se sont directement placés sous commandement allemand :

  • Auxiliaires de la Sipo-SD : Dès décembre 1943, le Bezen Perrot a été rattaché à la section VI du Sicherheitsdienst (SD, le service de renseignement et de sécurité de la SS) de Rennes.

  • Uniforme et équipement : Leurs membres portaient l'uniforme allemand (feldgrau avec insignes du SD / SS), complété parfois d'un brassard aux couleurs bretonnes (Kroaz Du ou triskell).

  • Intégration dans la Waffen-SS : Lors de la retraite allemande au mois d'août 1944, les membres restants de l'unité ont rejoint l'Allemagne et les plus radicaux ont souscrit un engagement officiel au sein de la Waffen-SS.

En résumé :

 

Vous pouvez tout à fait parler de « miliciens bretons » de façon descriptive pour caractériser leur activité de troupe paramilitaire de répression. Mais,

 la dénomination la plus exacte sur le plan statutaire et militaire est celle de supplétifs bretons de la SS / du SD allemand.

Autres noms

- Die bretonische SS

- Perrot Gruppe

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