top of page

Ange Péresse

Nom de guerre Bezen Perrot : COCAL

Grade : SS STURMSCHARFÜHRER

Année

d'engagement

1943

Aël Péresse

Né à Bubry le 22 mai 1920

Condamné à mort par contumace

Naturalisé Allemand après la guerre

Mort en Allemagne en octobre 1984

images.jpeg

64

ans

Cdt

du Bezen

Perrot

Ange Péresse Bezen Perrot
ange péresse bezen perrot

Photo améliorée par IA

Instructeur au Service Spécial

de Célestin Lainé.

Centres de Rennes puis Saint-Brieuc

Avant-Guerre

Ange Péresse Bezen Perrot.png

Saint-Aubin-du-Cormier 08 mai 1938 - Ange Péresse porte la flamme du PNB

Célestin Lainé ( à droite sur la photo avec un béret ) dirige la colonne. 

​

défilé pnb Parti National Breton
condamnation

Procès du 22 juin 1938 -  dégradation d'édifices publics -

luluy.png
Ange Péresse Bezen Perrot
ange peresse bezen perrot

Peine légère pour Ange Péresse car il était mineur au moment des faits.

​

L'engagement d'Ange Péresse dans le nationalisme breton est précoce et détérminé.

En 1936, à l'âge de 16 ans il adhère au PNB - Section de Rennes -

A cause de ses idées, il est renvoyé de l' école pratique d'agriculture des Trois-Croix de Rennes >

​

Il exploitera un élevage de moutons à Ploumilliau (22).

Marié à Germaine Péresse il est père de deux enfants.

​​Sa sœur Finette également militante bretonne sera internée, à la libération, au camp Margueritte >

​

Membre du Kadervenn → et du service spécial → de Célestin lainé.

​

- l'été 1938 Ange Péresse et Guy Vissault de Coëtlogon suivront un stage dans des écoles  en Allemagne ( en prévision du sabotage des transports et des communications lors d'une éventuelle mobilisation française).

​

- En août 1939 Il a participé à l'opération Gwalarn → ( fourniture d'armes, d'explosifs et de tracts par l'Abwehr).

Il faisait partie de l'équipe embarquée sur le dundee ).​

​

- En juin 1940, à l'arrivée des troupes allemandes en Bretagne Ange Péresse et quelques hommes sabotent un dispositif de mines autour d'Hennebont et facilitent l'avancée allemande en leur indiquant l'emplacement des barrages et des nids de mitrailleuses ( source : Breiz Atao de Sébastien Carney - rapport de Marcel Guieysse au CNB >)

​​

1943 Cie bretonne en guerre contre la France - Bezen Cadoudal

Il intègre le Bezen Cadoudal le 15 novembre 1943  soit un mois avant sa constitution officielle

​

 Ange Péresse est donc déjà en place quand les premières recrues rejoignent l'unité.

​

Source : Yannick Botrel : "le Bezen Perrot"

Novembre 1943 création du Bezen Cadoudal ( ex Compagnie bretonne en guerre contre la France ).

Le 12 décembre 1943 l'abbé Yann-Vari Perrot est assassiné.

​

Le 15 décembre 1943 jour de l'enterrement de l'abbé Perrot, Ange Péresse propose à Célestin Lainé de renommer le Bezen Cadoudal en Bezen Perrot.

Le 16 décembre 1943, cette proposition sera approuvée à l'unanimité par les premiers engagés dans le Bezen, soit une trentaine d'hommes,  la plupart issue des Bagadou Stourm .

​

1943, agé de 23 ans,  Chef des opérations militaires du Bezen Perrot

Pour commander le Bezen Perrot, il semble qu'Ange Péresse n'ait pas été le premier choix de Célestin Lainé 

Le SS obersturmbannfürher Helmut Pulmer commandant du SD en Bretagne s'est opposé à ce que Célestin Lainé où Jean-Marie Chanteau prenne le commandement du Bezen Perrot.

Ces deux hommes étaient trop exposés politiquement.

Célestin lainé s'était mis à dos le PNB officiel de Raymond Delaporte en créant en mai 1944 un PNB dissident.

Ni Lainé ni Chanteau n'aurait été à la hauteur d'une telle responsabilité.

Ange Péresse dira de Célestin Lainé Qu'il n'a jamais tué personne de sa vie quant à Jean-Marie Chanteau il aurait manqué de "vigueur" pour mener les gours.

​

Dans son récent ouvrage : "le Bezen Perrot", Yannick Botrel, évoque un certain Parker, ancien sergent de l'armée française, qui fut sollicité pour prendre le commandement de l'unité.

( il a bien existé bien un Alexandre PARKER membre du service spécial ).

André Geffroy, le grand Geff, a également été approché.

Les deux hommes ont décliné la Proposition.

 

Dans la théorie Le bezen Perrot était dirigé par un triumvirat.

 

Dans la pratique et d'après les témoignages lors des procès après la guerre Ange Péresse s'est imposé comme le chef incontestable.

​

- Gilbert Foix (ESKOB) témoignera :

"Ange Péresse gardait la haute main sur les opérations militaires.

Il prenait toutes les décisions et les autres s'inclinaient.

Il était très dur pour ses hommes, ce qui lui valut bien des inimitiés.

Cependant toujours sur la brèche, sa bravoure et son mépris du danger en imposaient à ses adversaires comme aux Allemands".

​

- L'Allemand Breuer  ( gestapo ) de Rennes dira :

"Qu'il ne partait jamais en mission sans Ange Péresse et que c'était le seul homme sur lequel il pouvait compter".​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​       

sd breuer rennes

Lors des interrogatoires des résistants Ange Péresse torturait les prisonniers.

​

- Témoignage de Christian Guyonvarc'h (CADOUDAL) :

"Péresse a participé à plusieurs reprises à des interrogatoires de détenus français, se montrant à cette occasion d'une telle brutalité que lainé lui en a fait deux fois des reproches devant trente à quarante membres de l'unité Perrot".

Condamnation par contumace

bezen perrot

Journal L'aube 26 juin 1946

Après la guerre réfugié en Allemagne

ange péresse Bezen perrot

Münster (Allemagne) 1953 

Source Photo : Yves Mervin "Viens rejoindre notre armée" 

FLB-ARB

Jacques Bruchet - PNB - Ancien du Kadervenn > de Célestin Lainé (Il avait participé à l'"opération Gwalarn").

Qui était Alexandre Parker qui aurait été sollicité par Célestin Lainé 
pour commander le Bezen Perrot ?

parker
Bénodet_009_Jos_Parker,_célèbre_poète_fouesnantais,_en_1891.JPG

Joseph Louis Antoine Marie PARQUER
Nom de plume Jos Parker
nom bardique : Kloareg Kerné

ppppp1.png

La dépêche de Brest - 04 septembre 1923

FÉDÉRATION RÉGIONALISTE DE BRETAGNE

 

Inauguration du « lech » de Jos Parker à Fouesnant

​

Un gai soleil succède à la brume matinale qui recouvre jusqu'à huit heures sonnant cette merveilleuse campagne de Fouesnant, pays de délices où tout est beau et bon.

 

Sur la petite place, devant l'église, arrivent successivement, de Quimper et d'ailleurs, autocars et automobiles avec tous ceux qui, à un titre quelconque, ont voué à l'artiste, peintre ou poète, un souvenir indéfectible. Nous remarquons, en dehors des membres du comité directeur de la Fédération : MM. Anatole Le Braz, homme de lettres ; Berthou, de Pleubihan, grand druide du Gorsedd ; Daniélou et Jané, députés du Finistère ; Pierre Mocaër, conseiller général ; Degoulte, homme de lettres, fondateur du Clocher breton ; Mme Desroseaux, femme de lettres ; MM. Keroullain, maire de Fouesnant ; Dottin, doyen de la faculté de Rennes ; les bardes Francis Gourvil, de Morlaix ; Jaffrennou, de Carhaix ; Renarch, notaire à Guingamp ; docteurs Morvan et Cotheril, etc.

 

La famille est représentée par Mme Moride, sœur du poète, et MM. Alexandre Parker père et fils. À noter aussi la bonne et vieille servante, Anna Chiquet, qui servit son maître avec un rare dévouement.

 

À 10 heures, un service religieux, au cours duquel un Pie Jesu fut chanté par les enfants des colonies de vacances de Quimper, sous la direction de M. Malgorn, est célébré à l'église ; et à 11 heures, le cortège, précédé de la bannière du Gorsedd offerte en 1907 par les Gallois, et du drapeau de la Fédération, se dirige vers le cimetière tout proche.

 

Au bout de l'allée principale, s'élève le « Lech » qui résistera à la fureur des temps et perpétuera à travers les siècles la mémoire de Jos Parker. Le monument, très beau dans sa simplicité, est l'œuvre de MM. Bouillé, architecte, et Le Quéré, sculpteur à Pont-Aven : une simple pierre en granit bleu de Nizon, portant en relief une croix dont les branches s'engagent dans le cercle symbolique de l'existence ; au pied, une couronne de chêne et deux bouquets de bruyères.

 

M. Léon Le Berre prend le premier la parole. Il exalte le peintre et le poète, dont il fut l'ami et le confident des derniers jours ; après avoir remercié M. le maire de Fouesnant et son conseil municipal, ainsi que les auteurs du monument qui fixera pour toujours la souvenance de Parker dans la mémoire des hommes, il prononce en breton un discours en l'honneur de celui qui chanta l'éternelle beauté des [...]

lech1.jpg

le lech a été dessiné par James Bouillé,membre d''AR SEIZ BREUR" >

Il fut également l'architecte de la chapelle ND de Koat Keo à Scrignac.Chapelle où repose l'abbé Yann-Vari Perrot. 

​

Alexandre Parker (fils) qui représentait la famille lors de l'inauguration du lech était le neveu de Jos Parker.

​

​

​

A l'état civil son nom s'écrit Alexandre PARQUER.

ALEXANDRE PARKER

né le 29 octobre 1899 à Fouesnant

Mort le 22 octobre 1980 à Quimper

hotel de la plage Beg Meil

Pierre Rousseau, dit " Per Vur " (Pierre, du mur) avait ouvert dans le vieux manoir du Mur une auberge avec table d’hôte. Il aménagea en 1884, à l’emplacement du manoir, un petit hôtel qu’il agrandit deux ans plus tard et qu’il appela " Hôtel de la Plage ".

Le bâtiment fut ensuite la propriété de la famille Parker, descendante des Rousseau.

Jos Parquer est à l'origine du nom de la "fête des filets bleus" de Concarneau. Il en a été le vice-président.

La Fête des filets bleus vue par Breiz Atao

breiz atao
breiz atao

Aux Filets Bleus

 

Comme tous les ans à Concarneau : la fête des Filets bleus. — Poupées fardées, mais en sabots. Dame ! On est en Bretagne. Et tout le monde est breton aujourd'hui. La transformation n'est pas difficile à accomplir : on trouve des costumes à louer pour 20 francs. Ils sont mités ? Tant mieux, on sait que ce sont des vrais de vrais. On voit bien, de ci de là, dans la foule, des costumes flambants neufs portés par de braves gens qui parlent breton. Mais, voyez-vous, ça c'est de la frime. Des cheveux coupés sous la coiffe de ma grand'mère mise à l'envers, le cotillon de ma trisaïoule retenu par une flotte d'épingles de nourrice et bavant sur les sabots du jardinier, ô la vraie Bretagne de Le Braz ! Au pays du rouet de Botrel, rron et rron dondaine !

​

« Suzy, avez-vous mis de la paille dans vos sabots ?

Non ? Mais à quoi pensez-vous ma chère ? »

 

Il y a des luttes bretonnes à la fête des Filets bleus. Les hommes épuisés s'appuient l'un sur l'autre pendant une demi-heure. L'arbitre dort dans l'herbe. Vieux pantalons rapiécés, chemises non réglementaires. Des tenues de sport ? Des temps chronométrés ? Vous plaisantez. Il faut quelque chose de bien pouilleux pour que ça soit du vrai de vrai.

 

Concours de costumes modernes. Un lustrucru habillé au musée du coin vient se planter sur l'estrade, au milieu d'un groupe de « glaziks », dernière mode. On interpelle le commissaire. Ah ! oui, le commissaire s'en soucie bien. Mais ce serait autre chose, s'il s'agissait de différencier un vermouth-cass d'un pernod à l'eau.

 

La Bretagne de Konkernew en est là.

 

Et les pseudo-sardinières chantent : « Vivent les filets bleus, » Matelots joyeux, » Petits filets bleus. »

 

sur un air auprès duquel un air de Botrel trouverait moyen d'avoir quelque chose de mâle et de breton.

 

Notons qu'ici comme en France, une personne ou un objet, pour être sympathique, doit être petit. Une civilisation dont l'étalon... est la « petite femme ». Vivent nos petits pioupious, nos petits marins et nos minuscules filets bleus !

 

Une consolation : tout ce monde-là parle français.

 

Nous avons essayé de parler breton, au cours de la fête, dans la ville close. Mais, sacrebleu, nous étions à l'étranger. Un Parisien était là chez lui, pour l'honneur de la Bretagne.

 

Vu dans le port une barque : Nomenoë. Tout de même.

 

Er GÉDOUR.

"Un parisien était là chez lui, pour l'honneur de la Bretagne"
 Dès 1927, Breiz Atao avait compris que ces "fêtes bretonnes"
n'étaient que bignouseries pour touristes.

Le folklore est la honte d'une ethnie encore vivante

et qui n'ose plus s'affirmer souveraine.

​                                                     Saint-Loup

bottom of page