Paul Perrin
Nom de guerre Bezen Perrot : GWIRIEC
Année
d'engagement
1943
Né à Loudéac le 30 juin 1922
Mort à Saint-Nazaire le 05 juillet 2006

84
ans
Membre du Service Spécial
de Célestin Lainé.
Beau-frère de Polig Monjarret et Dorig Le Voyer ?
Marié ou fiancé à une "fille" le Foll ?
Le rapport de la Sûreté nationale du 15 février 1945 indique explicitement que Mme Le Foll avait six filles, que Monjarret et Le Voyer en avaient épousé deux, et que Paul Perrin était le fiancé d’une troisième.


Photo améliorée par IA
Le fidèle du P.N.B. était aussi un ancien Milicien de la Formation « Perrot »
Le 4 avril dernier, comparaissait devant la Cour de Justice des Côtes-du-Nord, siégeant à Rennes, Paul Perrin, étudiant en droit, né le 30 juin 1922 à Loudéac, inculpé de relations avec l'ennemi et d'adhésion au Parti National Breton.
L'affaire semblait des plus simples et apparaissait assez bénigne. Perrin prétendait en effet n'avoir jamais appartenu à aucune formation ayant servi, les armes à la main, la cause allemande. Et il ajoutait avoir, de bonne foi, cru à la possibilité de la création d'un Etat breton autonome. Pour preuve de sa bonne foi... et de son repentir, il avançait, non sans un semblant de raison qu'il avait tenu à comparaître en Justice et s'était lui-même livré.
Paul Perrin, en effet, qui avait été arrêté au début de 1945, avait réussi à s'évader du commissariat de Saint-Brieuc, dans la nuit du 20 janvier 1945.
Il avait alors quitté la région bretonne et s'était réfugié à Caen où il continuait ses études et réussit à passer un certificat de licence, lors d'une session spéciale organisée au bénéfice des Résistants et des rapatriés du S. T. O.
Puis, convaincu que la justice ignorait la plus grande partie de son activité, il s'était constitué prisonnier à Rennes, afin de liquider à bon compte cette fausse situation dans laquelle il se trouvait. Quelques années d'indignité nationale, pour appartenance au
P. N. B., c'était le verdict que Perrin attendait de ses juges.
Paul Perrin avait compté sans les commissaires et les inspecteurs du B. S. T. (Bureau de Sécurité du Territoire). Et à l'audience du 4 avril, il eut la désagréable surprise d'entendre le commissaire du gouvernement demander le renvoi du procès en raison des faits nouveaux apportés récemment à l'instruction.
Les faits nouveaux, c'est le B.S.T. qui les a établis après une minutieuse et difficile enquête, car Perrin, qui ne manque pas d'intelligence, avait réussi à brouiller les pistes qui conduisaient à sa personne.
Et c'est ainsi qu'il est acquis aujourd'hui que Paul Perrin fut l'un des membres les plus actifs de la Milice Bretonne qui, sous le nom de Formation « Perrot », fut une des organisations les plus dévouées à la Gestapo. Jusqu'à présent, et la liste de ses exploits n'est pas close, on retrouve la participation de Perrin à l'opération, dirigée par les Allemands le 9 avril 1944, contre le maquis de Callac ; puis fin mars 1944, toujours sous l'uniforme allemand, à l'expédition contre le château de M. Desforges, dans l'île de la Jument, expédition qui se termina par la déportation en Allemagne de M. Desforges, de son épouse et de plusieurs de ses parents et amis. Fin avril, Perrin va monter la garde au moulin du Baudry, en Languidic, pour protéger contre une attaque possible des Patriotes une personnalité amie de Célestin Lainé, le grand chef de la Milice Perrot.
Enfin — mais encore une fois, la liste s'allongera encore — Perrin est convaincu d'avoir incendié l'immeuble de la rue Lesage, à Rennes, où était installé le quartier général de la Milice Perrot.
Visité dans sa cellule par les inspecteurs, Perrin, lorsqu'il apprit qu'il était démasqué, ne chercha plus à nier...
— C'est bon, déclara-t-il, je vois que vous m'avez eu... Je suis fait... je vous dirai tout... »
Mais les inspecteurs du B.S.T. n'ont guère confiance en sa parole et ils continuèrent leur enquête. Les personnes susceptibles de donner des renseignements sur Perrin peuvent s'adresser à eux, en toute discrétion. S'adresser ou écrire : Bureau de Sécurité du Territoire, 44, boulevard Sévigné, à Rennes.
La prise est bonne. Gageons que le milicien Perrin ne compte plus s'en tirer aujourd'hui avec quelques années d'indignité nationale...
Ouest-France 09 avril 1946

Ouest-France 31 juillet 1946
Paul Perrin, beau-frère de Polig Monjarret, adjudant du Bezen, parvient à échapper à la justice en s’enfuyant une première fois du commissariat de Saint-Brieuc, puis du palais de Justice de Rennes.
C’est lui qui organise la filière des faux papiers qui permettra à un grand nombre de miliciens de s’enfuir en Irlande, ou en Argentine, comme Mordrel à son retour d’Innsbruck.
Yann Fouéré, écrit à ce sujet : « Pour réaliser son projet argentin, il fallait au moins que Mordrel possédât un document d'identité quelconque. Je lui fis donc part de l'existence à Paris de la filière des "vrais-faux passeports".
Il m'envoya des photos d'identité et un début de dossier au nom de Costa (…) À Paris, Jacques Bruchet et Paul Perrin, firent les intermédiaires pour déposer le dossier à la préfecture de police. En retirant le passeport, Perrin se chargea de contacter l'ambassade d'Argentine ».
Yann Fouéré : La Maison du Connemara, p. 57
Paul Perrin s'exilera au pays de Galles

Acte de naissance de Paul Perrin avec notifiction de son (re)mariage à Casablanca.
Pas de notification d'un divorce avec une mlle Le Foll
