Joachim Darsel
Né à Guémené-Sur-Scorff le 30 juillet 1905
mort à Plestin-Les-Grèves le 04 septembre 1974

69
ans
Joachim Darsel est né à Guémené-sur-Scorff mais a passé son enfance à Lanvollon dans le Trégor.
Après des études au lycée de St-Brieuc, il devient maître d'internat à Guingamp puis répétiteur à Morlaix.
Il fait partie de la première équipe de Breiz Atao.
Suite à des études d'anglais à l'université de Rennes, il est nommé professeur d'anglais au lycée de Quimper à la rentrée de 1938 puis à Morlaix en 1939.
Il milite alors au PNB et côtoie Yann Sohier et René-Yves Creston.
Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier à Dunkerque lors de la Débâcle. Il est envoyé en captivité en Allemagne, à Luckenwalde.
Repéré comme militant PNB, il rejoint le bureau des prisonniers bretons qui facilite la libération des militants bretons.
Il est finalement libéré par les Allemands.
Fin 1940, il retrouve son poste de Morlaix.
Il milite à nouveau au sein du PNB où il assure quelques responsabilités, notamment celle de la section de Morlaix. Il cache son frère Joseph, responsable de la Résistance dans le Finistère et permet la libération de plusieurs
résistants bretons.
Inquiété à la Libération, sa simple appartenance au PNB (!) lui vaut une interdiction de séjour et 20 ans d'indignité.
Le nom de Joachim Darsel apparaît sur les listes d'agents de la Gestapo de Rennes

Spécialiste de cette époque, l'historien Kristian Hamon traite de ces listes dans son étude dédiée au Bezen Perrot. Il met toutefois en garde le lecteur contre la source obscure de ces pièces et formule de sérieuses réserves quant à la fiabilité de leur contenu.
Après-guerre, Joachim Darsel est interprète pour l'armée américaine.
Il enseigne ensuite dans des établissements privés en région parisienne.
Il reprend ses études universitaires et obtient un doctorat en histoire, sur les Amirautés de Bretagne, à la Sorbonne en 1954.
Il retrouve enfin l'enseignement public et s'installe à Elbeuf jusqu'à son départ en retraite en 1967.
Il n'a repris aucun engagement politique.
Il se retire alors à Plestin-les-Grèves où il anime le syndicat d'initiative. Il y décède en 1974.
Source du texte : dictionnaire biographique du mouvement breton de Lionel Henry

Thèse de doctorat de Joachim Darsel
