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Groupe d' Action
pour la justice sociale

logo PPF

Egalement connu sous le nom de

Groupe d'Action du Parti Populaire Français

GAPPF 

Le 8 juin 1944, le Groupe d’Action pour la Justice Sociale , émanation du PPF (Parti Populaire Français)  fondé par Jacques Doriot, arrive à Rennes.

ll s’agit d’un groupe d'une tentaine de membres, unique en son genre puisqu’il n’existera qu’en Ille-et-Vilaine, composé d’hommes recrutés essentiellement dans la région malouine par le docteur Daussat, responsable du PPF à Saint-Malo, également le médecin de l'                                   pour un secteur s'étendant de Granville à Saint-Brieuc.

Toujours en civil les membres du groupe sont armés et disposent de cartes de police allemande dispensées par le SD.

Leur spécialité est la chasse aux réfractaires au STO et, surtout, l’infiltration de la Résistance, ce qui n’exclue pas la pratique du marché noir à grande échelle.

Ils agissent de concert avec les Allemands et avec d’autres unités  : la Milice, le Bezen Perrot, le groupe Vissault .

Mi-août 1944, les membres du PPF se regroupent à Nancy pour échapper aux représailles.Plusieurs seront pris.

Le groupe, quittera Rennes pour l'Allemagne début août 1944 et ses membres intègreront l'école de sabotage et d'espionnage de Reuntlingen à côté de Tübingen, ou finiront dans la Waffen SS.

Le 19 septembre 1945 la cour de Justice de Rennes condamne à la peine de mort son chef, Lucien Imbert, 32 ans.

Sur les quinze condamnés à mort par la section départementale d'Ille-et-Vilaine de la cour de justice de Rennes effectivement exécutés, sept étaient issus du Groupe Action.

Création : 08 juin 1944

- Unité de combat émanant du PPF (Parti Populaire Français)

- Sous les ordres du SICHERHEITSDIENST / SD ( service de renseignement  et de maintien de l'ordre de la SS ) 

Chargé de la chasse  aux réfractaires du STO - Infiltration de la résistance - Participation aux interrogatoires .

Le groupe a compté une quinzaine de membres la plupart issus de la région de Saint-Malo.

Ils opéraient en civil.

todt
gérald gallais

                                                     dit  "Le Caïd ", né en 1913 commande le Groupe Action.

Il est employé du garage Hoppman de Saint-Malo, lorsqu’il est recruté par le docteur Philippe Daussat responsable du PPF de Saint-Malo. 
Lucien Imbert est condamné à mort le 19 septembre 1945 par la cour de Justice de Rennes.


 

                                                     (né en 1914), travaille dans le même garage que Imbert.

Il est condamné à mort par la Cour de Justice de Rennes le 17 octobre 1945.

 


 

                                                     (né en 1912), a dans le groupe, la biographie la plus contrastée. Après trois ans dans l’armée, il devient mécanicien chez Renault à Billancourt, et adhère en 1936 au Parti Communiste Français et à la CGT.

Le 21 décembre 1936, il part en Espagne comme volontaire de la 13ème Brigade Internationale 10ème bataillon. Blessé en Teruel le 26 décembre 1936, rapatrié en France pour y être soigné jusqu’au 17 février 1937, et il retourne travailler chez Renault.

En septembre 1937, il retourne en Espagne avec la 14ème Brigade 4ème bataillon, où il est à nouveau blessé le 26 mars 1938.
Redevenu mécanicien chez Renault à Billancourt, il divorce en 1942, puis adhère au PPF de Saint-Malo, où il est recruté par Daussat pour le Groupe Action.
Il faut noter que Lussiez est responsable aussi de meurtres à Lunéville puisqu’il déclare, dans son interrogatoire en 1945, que le 10 septembre 1944, il y a participé au pillage d’une épicerie, puis que quatre ou cinq prisonniers ont été emmenés et fusillés sur la route de Blâmont, lui-même ayant tiré mais ne sachant pas le nom de celui qu’il a abattu. Roger Welvaert confirme l’information : " Le groupe quitte Saint-Dié pour Lunéville où il est cantonné une dizaine de jours dans une caserne. Plusieurs arrestations sont opérées. Plusieurs personnes abattues au bord de la route une heure après le départ de Lunéville par des membres du Groupe d’Action ". (il semble que 6 prisonniers emmenés de Lunéville aient été abattus à Domèvre-sur-Vezouze, avec la participation établie du S.S. Fritz Barnekow de Herman Wenzel, et Wilhelm Walter. Ces prisonniers FFI, de Lunéville, auraient été remis par la milice aux mains du SD, et exécutés sommairement le 12 septembre 1944 à Domèvre-sus-Vezouze 
Armand Lussiez est condamné à mort par la Cour de Rennes et fusillé à Rennes, au stand de tir de Coëtlogon, le 17 juillet 1946. le même jour que 

 

                               
 

                                                     (né en 1926) appartient en 1940 et 1941 au groupe de résistance dirigé par son père René Gallais >, gardien du château de Fougères. Il est arrêté avec ses parents, sa sœur, et 56 habitants de Fougères le 9 octobre 1941. Son père est guillotiné à prison centrale Stadelheim de Munich le 21 septembre 1943, sa mère et sa sœur déportées en Allemagne d’où elles sont rapatriées le 24 avril 1945.
Pourquoi les Allemands ont-ils relâché Gérald Gallais le jour même de l’arrestation ? Il subsiste des doutes sur la fait qu’il ait lui-même informé les Allemands…
Durant l’hiver 1943-1944, Gallais se livre au marché noir, mais semble disposer de la protection du Sicherheitsdienst, dont il est probablement agent, puisqu’il dispose de faux-papiers (au nom de Goavec) et d’une carte de police allemande pour circuler en toute impunité dans la zone côtière interdite. En mai 1944, il agit à Rennes pour le SD, puis à Dinard en juin, etc.
C’est ainsi que Gallais, spécialisé dans la recherche des maquis, travaille conjointement avec Imbert, et organise l’opération commune contre le maquis de Saint-Hilaire-des-Landes du 27 juillet 1944. Lorsque le Groupe Action de Rennes prend la fuite le 1er août 1944 vers Paris, Gallais les accompagne. Paris le 10 août, Chaumont le 19 août, puis, Vittel, Épinal, Saint-Dié, Lunéville, avant de se rendre à Cirey-sur-Vezouze.
Le 13 octobre 1944, pour une sombre histoire de vol (« pour avoir puisé dans la caisse du groupe et s’être rendus coupables de malversations envers les camarades » déclare Welvaert), Gallais (ainsi que Guglielminotti et sa femme) est arrêté sur ordre de Lucien Imbert. Tous trois sont envoyés au camp de Schirmeck-Vorbrück (sous administration du SD) et déportés à Dachau, où Gallais décède le 16 janvier 1945.
Mais le tribunal de Rennes, qui ignore son décès, se montre clément le 7 novembre 1945, considérant que Gallais était mineur au moment des faits, et ne le condamne qu’à cinq ans de travaux forcés par contumace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

                                                     (né en 1918), est arrêté sur l’ordre d’Imbert le 13 octobre 1944, avec sa femme et Gérald Gallais : ils arrivent au camp de Schirmeck le 14 octobre 1944, et sont, comme "Sch." (Schutzhaft - détention conservatoire, appliquée aux opposants au régime ou autres personnes indésirables), déportés à Dachau.
Guglielminotti est libéré par les américains le 27 avril 1945, rentre en France le 29 mai 1945 et s’installe à Paris.
La cour de justice d’Ille-et-Vilaine (sous-section de Quimper) le condamne le 29 janvier 1946 à 20 ans de travaux forcés, 10 ans d’interdiction de séjour et confiscation de tous les biens.

 


 

                                                     (né en 1924) est garçon boulanger à Roubaix.
Après avoir fui en Allemagne, il aurait suivi les cours d’une école d’espions parachutistes à Reutligen.

Il se fait rapatrier comme S.T.O.
Arrêté, il est traduit devant la cour de Justice de Nancy, qui le condamne le 22 octobre 1946 à la peine de mort et à la dégradation nationale. Incarcéré à la prison Charles III de Nancy,

il est fusillé le 16 janvier 1947 aux « Fourrasses », champ de tir des Baraques de Laxou.

 

                                                      Fusillé le 20 juin 1946

 

 

 

                                                      Fusillé le 20 juin 1946
 


 

Note : s’il est déjà surprenant de voir Armand Lussiez figurer dans le " Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier" 

(http://www.maitron.fr) > avec une biographie qui ne dépasse pas 1938.

le cas de Gérald Gallais est encore plus équivoque. Car si la mention "mort pour la France" lui avait été attribuée en 1950, et apparemment retirée par le Ministère suite à l’intervention du comité FFI/FTP de Fougères, il figure encore dans les bases nationales du Ministère des Armées de " Mémoire des hommes " (https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/),

à la fois dans la rubrique "Titres, homologations et services pour faits de résistance" >

et dans " Base des morts en déportation (1939-1945)" > .
Ainsi Gérald Gallais s’affiche dans les mêmes bases mémorielles que Pierre Haxaire et Pierre Math, les  "deux gendarmes de Cirey" dont un fut maltraité par Gallais , arrêtés et déportés par le Groupe action le 21 septembre 1944, et décédés à Auschwitz…

Source :

Claude Garavel groupe action

- Membres  une quinzaine d'hommes dont :

- Recruteur :  docteur Philippe Daussat 

- Chef : Lucien Imbert dit le Caïd (fusillé)

Daniel Travers ( fusillé )

Gaëtan Lochet ( Mort en opération en juillet 1944 )

Arthur Coquemont ( Fuite en Italie )

Claude Garavel ( fusillé ) 

Jean Martin

Raymond Poste

Pierre Monnier

Raymond Chaperon

Tellier (Terrier ?)

Gonzales

Le pottier

Georges Tilly

Raymond Chaperon

Armand Lussiez

Gérald Gallais

Gaston Guglielminotti

Roger Welvaert

Lucien Imbert

Raymond Chaperon

Armand Lussiez

Gaston Guglielminotti

Roger Welvaert

Gérald Gallais

Pierre Monnier

Daniel Travers

Source:

lussiez
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