Roc Breton - PPF
Groupe
Le ROC BRETON regroupa essentiellement des membres
du PPF d'origine bretonne, notamment à Paris.
Paul-Marie Gamory-Dubourdeau
Né à Ploudalmézeau le 29 janvier 1885
Mort à Sours (Eure et Loire) le 10 janvier 1963

Originaire du Finistère, Paul-Marie Gamory-Dubourdeau accomplit d'abord une carrière militaire classique dans l'infanterie coloniale et la Légion étrangère. Officier décoré au cours de la Première Guerre mondiale, il sert dans l'armée française jusqu'au grade de commandant avant de quitter le service actif.
Pendant l'entre-deux-guerres, sa trajectoire bascule vers le fascisme.
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Dès 1936, il adhère au Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, dont il devient l'un des cadres dirigeants en Bretagne et en Loire-Inférieure.
Sous l'Occupation, son engagement politique se mue en collaboration armée :
Soutien à la LVF :
Il s'implique dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme pour inciter l'enrôlement sous uniforme allemand.
il figure parmi les plus hauts gradés français de la Waffen-SS.
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En 1943, il rejoint directement la Waffen-SS. Promu au grade de SS-Obersturmbannführer puis SS-Standartenführer.
il prend la tête de la Sturmbrigade Frankreich (Brigade d'assaut SS française) et participe aux débuts de la 33แต division SS " Charlemagne". I

Sur cette photo, Paul Gamory-Dubourdeau porte les insignes de col (Kragenspiegel) correspondant au grade de SS-Obersturmbannführer (équivalent à lieutenant-colonel).
Capturé en mai 1945 par les forces américaines et remis aux autorités françaises, il est jugé en 1947. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, il est libéré prématurément pour raison de santé et s'éteint en Eure-et-Loir en 1963.
STURMBRIGADE FRANKREICH et DIVISION CHARLEMAGNE
La Sturmbrigade Frankreich et la Division Charlemagne représentent deux étapes successives de la collaboration militaire française sous uniforme Waffen-SS, se distinguant par leur échelle, leur composition et leur période d'existence.
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- De Juillet 1943 à Septembre 1944 la STURMBRIGADE FRANKREICH
Une filiation directe : La Sturmbrigade est l'ancêtre direct de la Division Charlemagne. Après avoir subi d'immenses pertes en Galicie au cours de l'été 1944, les survivants de la Sturmbrigade ont été rapatriés au camp de Wildflecken pour former le noyau dur de la nouvelle division.
- De Septembre 1944 à Mai 1945 LA DIVISION CHARLEMAGNE
L'unification des forces collaborationnistes : La Sturmbrigade réunissait des idéologues volontaires s'engageant d'emblée dans la SS. La Division Charlemagne a été créée à l'automne 1944 sur ordre du Reich pour regrouper sous un seul commandement SS tous les Français combattant encore pour l'Allemagne (notamment la LVF dissoute et la Milice en fuite).
Fin 1942 Gamaury-Dubourdeau prend la tête de la commission d'études bretonnes du PPF
Gamory-Dubourdeau, autonomiste breton, porte-parole du PPF estimait que l'heure de la résignation était passée pour les Bretons.
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" Devant la colère légitime des bretons, les Français n'ont plus le droit d'ignorer la réalité bretonne.
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Une France régénérée, rajeunie, décrassée des préjugés démocratiques, une France telle que le fera le PPF, ne pourra pas ignorer cette réalité qu'il existe un peuple breton, une langue et une culture bretonnes et que ce peuple a le droit naturel et historique de vivre suivant ses traditions et de trouver dans cette France nouvelle la place imminente qui lui revient et qu'il n'a jamais eue encore.
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Le PPF répudiant l'esprit jacobin a, dès sa fondation, en 1936, inscrit dans son programme la reconstitution des provinces françaises.
Elles seront les bases sur lesquelles le parti construira une France jeune et moderne digne de l'Europe.
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Mais le chef du PPF juge qu'avant d'entreprendre cette réforme provinciale, une tâche s'impose : règler définitivement la question bretonne.
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La Bretagne sera dotée d'une autonomie administrative convenable.
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Et là, il faut observer que certains aspects du problème ne pourront recevoir de solution qu'en harmonie avec les solutions d'ensemble de la communauté française européenne.
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Le statut de la Bretagne ainsi fixé, le peuple breton pourra renouer le fil des traditions quinze fois séculaires, restaurer sa culture celtique, enseigner sa langue et son histoire à ses enfants.
Il en fera, non plus de futurs électeurs soigneusement déracinés sur place, mais de jeunes bretons fiers de leur sol, de leur race et de leurs ancêtres et décidés à faire de la Bretagne l'élément dynamique et pur d'une France nouvelle populaire et nationale, c'est à dire l'une des régions les plus prospères les plus jeunes et les plus vivantes de l'occident européen ".
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source : le rêve fou des soldats de Breiz Atao
Ronan Caerléon
Le PNB répugnait à s'afficher en compagnie d'autres mouvements collaborationnistes peu sensibles à l'autonomisme.
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De fait, de multiples incidents éclatèrent entre militants bretons et jeunes francistes dont le nationalisme hexagonal fanatique ne tolèrait guère les mots d'ordre séparatistes.
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Seul le PPF (Parti populaire français) échappa à l'hostilité des militants du PNB.
Doriot, dont la mère etait bretonne, soutiendra (modérément) le particularisme breton.
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L'hostilité des partis politiques français d'extrême droite nationalistes
et/ou royalistes à l'égard du PNB n'avait rien de nouveau :
en 1933 déjà, Fransez Debauvais avait été blessé par des Camelots du Roi.
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LE PARTI FRANCISTE
bien que farouchement opposé aux séparatistes bretons a créé un :
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censé valoriser son projet breton qui promeut la création d'une province autonome qui, soumise à l'autorité de l'État, bénéficierait d'une délégation administrative sous la forme de « conseils bretons ».
La société bretonne, régénérée racialement, s'appuierait sur la famille, l'Église, la jeunesse, le corporatisme, la culture et la tradition pour affirmer son identité au sein de la nation : « Nous voulons que la Bretagne reprenne sa configuration ethnique et économique naturelle, qu'elle devienne un foyer de culture où s'harmonisent les traditions régionales et les progrès du monde moderne ; que sous l'autorité des représentants directs de l'État – souverain, régulateur et arbitre – elle s'administre dans son cadre géographique par le moyen de conseils bretons où ses habitants, représentés dans leurs familles et leurs corporations, puissent défendre valablement leurs droits et les intérêts spirituels et économiques spécifiquement bretons.
Nous voulons refaire la race par une lutte sans merci contre le manque d'hygiène, l'alcoolisme, la tuberculose et tous les fléaux sociaux. [...] Nous voulons le respect des libertés culturelles de la Bretagne, l'enseignement du breton à l'école ; voir revivre notre langue, nos costumes, nos coutumes, nos chants, nos danses, nos pardons »
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Tract du CFAB - 1693 w 107
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Comité français d'action bretonne (CFAB)