Roc Breton - PPF
Groupe
Le ROC BRETON regroupe essentiellement des membres
du PPF d'origine bretonne, notamment à Paris.
Paul-Marie Gamaury-Dubourdeau
Né à Ploudalmézeau le 29 janvier 1885
Mort à Sours (Eure et Loire) le 10 janvier 1963

Il s’engage dans la Waffen-SS en 1943, nommé Hauptsturmführer.
Élève de la promotion d’officiers français à Bad Tôlz, il en sort Sturmbannführer.
Commandeur nominal de la 8.Franzôsische-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade.
Il est promu, fin juillet 1944, au grade d’Obersturmbannführer.
Lors de la constitution de la brigade Charlemagne , il prend le commandement du Waffen Grenadier-Regiment der SS 57 en septembre 1944.
Il est ensuite affecté à la tête de l’état-major de liaison de la division, à Berlin.
Condamné à plusieurs années de prison, en 1947, par la cour de justice de La Seine.
Fin 1942 Gamaury-Dubourdeau prend la tête de la commission d'études bretonnes du PPF
Gamory-Dubourdeau, autonomiste breton, porte-parole du PPF estimait que l'heure de la résignation était passée pour les Bretons.
" Devant la colère légitime des bretons, les Français n'ont plus le droit d'ignorer la réalité bretonne.
Une France régénérée, rajeunie, décrassée des préjugés démocratiques, une France telle que le fera le PPF, ne pourra pas ignorer cette réalité qu'il existe un peuple breton, une langue et une culture bretonnes et que ce peuple a le droit naturel et historique de vivre suivant ses traditions et de trouver dans cette France nouvelle la place imminente qui lui revient et qu'il n'a jamais eue encore.
Le PPF répudiant l'esprit jacobin a, dès sa fondation, en 1936, inscrit dans son programme la reconstitution des provinces françaises.
Elles seront les bases sur lesquelles le parti construira une France jeune et moderne digne de l'Europe.
Mais le chef du PPF juge qu'avant d'entreprendre cette réforme provinciale, une tâche s'impose : règler définitivement la question bretonne.
La Bretagne sera dotée d'une autonomie administrative convenable.
Et là, il faut observer que certains aspects du problème ne pourront recevoir de solution qu'en harmonie avec les solutions d'ensemble de la communauté française européenne.
Le statut de la Bretagne ainsi fixé, le peuple breton pourra renouer le fil des traditions quinze fois séculaires, restaurer sa culture celtique, enseigner sa langue et son histoire à ses enfants.
Il en fera, non plus de futurs électeurs soigneusement déracinés sur place, mais de jeunes bretons fiers de leur sol, de leur race et de leurs ancêtres et décidés à faire de la Bretagne l'élément dynamique et pur d'une France nouvelle populaire et nationale, c'est à dire l'une des régions les plus prospères les plus jeunes et les plus vivantes de l'occident européen ".
source : le rêve fou des soldats de Breiz Atao
Ronan Caerléon
Le PNB répugnait à s'afficher en compagnie d'autres mouvements collaborationnistes peu sensibles à l'autonomisme.
De fait, de multiples incidents éclatèrent entre militants bretons et jeunes francistes dont le nationalisme hexagonal fanatique ne tolèrait guère les mots d'ordre séparatistes.
Seul le PPF (Parti populaire français) échappa à l'hostilité des militants du PNB.
Doriot, dont la mère etait bretonne, soutiendra (modérément) le particularisme breton.

L'hostilité des partis politiques français d'extrême droite nationalistes
et/ou royalistes à l'égard du PNB n'avait rien de nouveau :
en 1933 déjà, Fransez Debauvais avait été blessé par des Camelots du Roi.
Le PARTI FRANCISTE
bien que farouchement opposé aux séparatistes bretons à, en initiant un :
censé valoriser son projet breton qui promeut la création d'une province autonome qui, soumise à l'autorité de l'État, bénéficierait d'une délégation administrative sous la forme de « conseils bretons ».
La société bretonne, régénérée racialement, s'appuierait sur la famille, l'Église, la jeunesse, le corporatisme, la culture et la tradition pour affirmer son identité au sein de la nation : « Nous voulons que la Bretagne reprenne sa configuration ethnique et économique naturelle, qu'elle devienne un foyer de culture où s'harmonisent les traditions régionales et les progrès du monde moderne ; que sous l'autorité des représentants directs de l'État – souverain, régulateur et arbitre – elle s'administre dans son cadre géographique par le moyen de conseils bretons où ses habitants, représentés dans leurs familles et leurs corporations, puissent défendre valablement leurs droits et les intérêts spirituels et économiques spécifiquement bretons.
Nous voulons refaire la race par une lutte sans merci contre le manque d'hygiène, l'alcoolisme, la tuberculose et tous les fléaux sociaux. [...] Nous voulons le respect des libertés culturelles de la Bretagne, l'enseignement du breton à l'école ; voir revivre notre langue, nos costumes, nos coutumes, nos chants, nos danses, nos pardons »
Tract du CFAB - 1693 w 107
Comité français d'action bretonne (CFAB)