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SCRIGNAC

Juillet 1944

Scrignac chronique d'une tragédie de guerre

Source : Jean-René Quéméneur

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1 - Action de la résistance

Arrestation et exécution de deux Allemands et d'une interprète française à Scrignac.

Le 14 juillet 1944, deux officiers d’Intendance de l’armée allemande et une interprète se trouvaient à la mairie de Scrignac (Finistère) lorsqu’ils y furent arrêtés par des jeunes gens de la Résistance.

Ce sont :

- Rudolf WÖTZEL (44 ans), appartenant au 343-I.D.

- Franz KIRCHBERGER (39 ans), appartenant au 343-I.D.

- Marguerite DELAVOYE (23 ans), dolmetscherin (traductrice) der Feldkommandantur 752                 Quimper. Née le 25 juillet 1920 en Normandie à Saint-Grégoire-du-Vièvre (Eure).

Conduits dans la campagne, ils furent exécutés.


Le chauffeur de ces deux Allemands et de la française put s’échapper et, ayant rendu compte de l’arrestation des officiers, une opération fut organisée par l’État-Major allemand à Scrignac.

2 - Représailles allemandes

Le groupe de combat du colonel Karl BARTEL , qui se trouvait à Callac (Côtes-du-Nord) où il procédait à des opérations contre les maquis de cette région, fut désigné pour se rendre à Scrignac.


Avec ce groupe de combat se trouvaient également à Callac

 

- Quelques éléments du S.D., dont le lieutenant ROËDER Georg de Brest, 

Georges Roeder gestapo

Lieutenant Georg Roëder

- Des Feldgendarmes 

- Des membres du Kommando de Landerneau

- Des autonomistes bretons du Bezen Perrot :

 

Un groupe commandé par :

 qui est rapidement appelé en renfort à UZEL

Chevillotte est remplaçé par : 

- Le Kommando III de la Selbstschutzpolizei (SPP) de Rennes.

 

Dès leur arrivée à Scrignac, après interrogatoire et indications du maire par ROËDER, les deux Allemands et leur interprète sont découverts à 800 mètres environ dans une fosse dans un pré aux abords de Scrignac.

Les trois corps déclarés décédés le 17 juillet 1944 sont transférés en auto-blindés allemandes à Morlaix, puis inhumés dans le carré militaire du cimetière de Kerfautras à Brest, et longtemps après la guerre transférés au cimetière allemand de Ploudaniel-Lesneven. 

S'ensuivent les représailles, lors de ratissages et rafles, et sans que leur participation dans l'affaire du 14 juillet soit prouvée, ainsi que le ou les noms de leurs exécuteurs, sont abattus sans forme de procès :


1°) Robert LE GUINER et Pierre LE HÉNAFF (corps non retrouvés).


2°) François KERVOELEN et Édouard GUILLOU , exécutés le 20 juillet chacun de deux balles dans la tempe dans un terrain vague à Scrignac. Sur la poitrine de l'un deux se trouvait l'affiche portant les inscriptions suivantes : "Vengeance aux camarades G.N.S.F." et la croix gammée.


3°) Les frères Valentin et Paul POHER, exécutés le 23 juillet à Scrignac.


4°) Georges LE JEUNE, exécuté d'un coup de feu à la tête le 24 juillet à Plougonven (Finistère)...

 


le 30 juillet sont incendiés la mairie, de l'école et du village du Rest en Scrignac.

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