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Yves le Négaret

Nom de guerre Bezen Perrot : LIZIDOUR

Né à Maël-Carhaix le 26 janvier 1917

Mort à Péronne le 10 juillet 1971

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54

ans

Adhère au PNB en 1932

Membre des Bagadou Stourm

Membre de la LVF de juin 1943 à mai 1944, il Combat sur le front russe.

La LVF était une association loi de 1901

Un Comité d'honneur a donné sa caution morale au LVF.

Des personnalités y participent : le cardinal Baudrillart, recteur de l'Institut catholique de Paris, le chanoine Alphonse Tricot, vice-recteur.

les académiciens Abel Bonnard et Abel Hermant.

le président de la Fédération de la presse Jean Luchaire.

le savant Georges Claude.

l'écrivain Alphonse de Châteaubriant, Auguste Lumière

Et, plus marginalement, des dirigeants du Parti national breton comme Alan Heusaff, Yves Le Négaret et Taldir Jaffrennou.

Son organe de presse était Le Combattant européen, dont le rédacteur était Marc Augier (Saint-Loup).

La  33 Waffen-Grenadier-Brigade der SS Charlemagne remplace à l'automne 1944, entre autres,

la Légion des volontaires français (LVF)

et la "Französische SS-Freiwilligen-Sturmbrigade". 

Il rejoint le Bezen Perrot en juin 1944

soit quelques semaines avant le repli de la formation sur l'Allemagne.

Il désertera à Chaumont en compagnie de Christian Guyonvarc'h et Xavier Mordrelet

et sera arrêté à Colombey-les-deux églises. 

A la libération il sera condamné à 20 ans de travaux forçés.

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Mais pourquoi Yves le Négaret,

nationaliste breton convaincu,

s'est il engagé dans la 

Légion des Volontaires Français 

en 1943 au lieu du

Bezen Perrot créé la même année ?

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extrait pages 77 et 78 ouvrage Kristian Hamon

LIZIDOUR, né en 1917 à Maël-Carhaix, est un cas à part.

Ayant adhéré au PNB en 1932 à la suite de l'attentat contre le monument de Rennes, il prendraz vite ses distances "lassé des réunions".

Il renoue avec le PNB en 1940 et participe à l'instruction donnée au manoir de Kerriou.

En janvier 1941, Célestin Lainé l'envoie chez Jacques de Quelen > à Saint-Brieuc pour vendre "l'heure bretonne" puis il devient portier au siège central du PNB.

Le 16 juin 1943, il quitte son emploi pour s'engager à la LVF à cause d'histoires d'argent.

Il se retrouve sur le front russe puis rentre en France en mai 1944.

Considéré comme déserteur par la LVF, il se met à l'abri au Bezen

le 06 juin 1944, jour du débarquement.

il désertera deux mois plus tard.

 

  

LIZIDOUR, qui expliquera avoir adhéré à la LVF brusquement sans beaucoup réfléchir, déclare appartenir au "Parti Napoléonien Breton" et être parti en Allemagne pour venger...la défaite de Napoléon en Russie !

Son père ayant été tué au front en 1918, LIZIDOUR a été élevé par sa grand-mère avec son frère ainé, engagé comme lui aussi à la LVF et mort sur le front russe.

Dans ces conditions, le psychiatre estimera que le sujet présente une certaine débilité mentale avec réactions dépressives et peut bénéficier de circonstances atténuantes. 

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