top of page

Geneviève de Méhérenc de Saint-Pierre dite :

Vefa de Saint-Pierre

Née à Pléguien le 14 mai 1872

Morte à Saint-Brieuc le 16 juin 1967 

Elle adhère à l'URB (Union régionaliste bretonne)

puis au PNB (Parti national breton)

Elle fréquente l’abbé Jean-Marie Perrot et soutient le Bleun Brug,

Elle est ègalement proche de Yann Fouéré.

vefa de saint-pierre

La famille de Méhérenc de Saint-Pierre, anciennement Bouchard de Méhérenc, est une famille subsistante de la noblesse française et de la noblesse bretonne, d'extraction médiévale, originaire de Normandie.

Sa filiation est suivie depuis 1328.

Cet incroyable personnage issu de l’aristocratie bretonne aurait très bien pu avoir la vie que lui destinait son milieu de naissance, mais il n’en fut rien.

Elle rejoint ainsi les Oblats de Saint François de Sales. Elle y reste pendant 15 ans, le temps de confirmer son goût pour les voyages et l’aventure, avec une mission en Équateur en 1899.

En 1905, elle quitte la congrégation sans jamais avoir prononcé ses vœux définitifs.

Vefa s’affiche clairement anticonformiste pour son époque et son milieu, où elle fait scandale.

Pour échapper à tout cela, et aussi sans doute car l’aventure la démange, elle quitte la Bretagne pour l’Amérique du Nord — États-Unis et Canada — où, passionnée de chasse , elle peut pleinement exprimer sa passion  et commencer à nourrir la légende qui se formera autour de sa personne . Ce voyage l’amène à la rencontre des Bretons venus s’installer au Canada. Vefa fait également un tour du monde qui l’amènera jusqu’en Australie.

En 1910, elle épouse Joseph-Marie Potiron de Boisfleury.

Un mariage accidentel qui ne durera que trois mois.

Depuis quelques années, Vefa de Saint-Pierre développe son autre passion:

la Bretagne.

Elle a acquit en 1908 le manoir de Menez Kamm. Ce bâtiment, érigé dans la région bretonne des Montagnes noires, est en piteux état.

Vefa de Saint-Pierre le voit comme un haut lieu de la culture bretonne, celte, mais aussi de toutes les minorités culturelles.

Le manoir est restauré au fil des ans, de façon bénévole.

Notre-Dame des montagnes noires

RIMG0020.jpg

Cette Vierge à l’Enfant est érigée à Spézet à 260 mètres d’altitude, sur un éperon rocheux qui porte son nom breton : Roc’h ar Werc’hez.

Il s’agit d’un ex-voto de la comtesse Vefa de Méhérenc de Saint-Pierre commandé à la suite d’un accident de chasse.

Une procession annuelle a lieu au mois de mai.

Menez_Kamm_Spézet.jpg

manoir de Menez Kamm

Un relais de chasse, austère, niché au sommet du col de Toullaëron, entre Spézet et Gourin.

Une façade de pierre grise, au cœur d’une nature restée sauvage où se mêlent bois, landes et roches déchiquetées.

manoir de menez kamm à spézet
SPEZET

La Comtesse fit venir d’Ecosse une cornemuse.

Elle fut offerte à Gildas Jaffrennou  (fils de Taldir)

Pendant ce temps, Vefa a appris le breton.

Elle finance officiellement et plus secrètement écoles et mouvements pour que la langue bretonne soit enseignée et parlée.

 

Elle rentre au gorsedd de Bretagne  comme bardesse sous le pseudonyme de Brug ar Menez Du,  "la bruyère des Montagnes noires" .

Son manoir, Menez Kamm, Vefa de Saint-Pierre rêve d’en faire un lieu de rencontre où toute la jeunesse du pays pourrait séjourner pour apprendre et parler les langues celtiques.

Où l’on accueillerait des groupes venus de tous les pays du monde pour s’enrichir de leurs différences .

Et c’est ce qu’il devient, principalement après sa mort survenue en 1967.

Ce lieu, où la comtesse exigea que jamais le drapeau français ne flotte et où la Marseillaise ne devait y être chantée, se met à résonner de musique bretonne.

 

Le manoir accueille stages, concerts, veillées traditionnelles, un grand nombre de musiciens bretons (dont Alan Stivell), et même, comme a pu le croire la police française, des réunions du Front de libération de la Bretagne.

 

Menez Kamm attire des gens du monde entier, en particulier du Québec. On y verra Coop Breizh prendre son envol. Entreprise, spécialisée dans l’édition, la production et la distribution de contenus culturels bretons .

Malheureusement, les difficultés financières obligeront Menez Kamm à fermer ses portes en 1976.

L’apport de Vefa de Saint-Pierre et de son manoir à la culture et la légende bretonne est indéniable. Sa personnalité insoumise et forte en fait un personnage idéal des légendes bretonnes.

Cette comtesse bretonne a écrit un roman (Les Émeraudes de l’Inca, en 1923), des articles et des poèmes qu’il est difficile de trouver. Tous ses écrits entreront dans le domaine public canadien en 2018.

Source principale :

Vefa de Saint Pierre s’éteint en 1967, à 95 ans.

L’aventure de Menez Kamm, elle, se poursuit.

À l’été 1970, deux jeunes couples s’y installent.

En échange du gîte, Joëlle et Yannig Baron, ainsi que Myriam et Yann Goasdoué animent le site.

 

Veillées, stages, festoù-noz, réunions politiques… Menez Kamm devient un haut lieu de la Bretagne bouillonnante des années 1970.

 

De 1970 à 1976, le manoir de Menez Kamm, a rassemblé ce que la Bretagne comptait d’amis, de militants et d’acteurs de sa culture.

 

le manoir  porte dans ses murs l’écho de noms qui résonnent dans l’histoire culturelle bretonne : Alan Stivell, Youenn Gwernig, Glenmor, Yann Goasdoué et les Diaouled ar Menez, Chanig ar Gall, Gilles Servat. Et combien d’autres.

Vefa de Saint-Pierre une amazone bretonne
bottom of page