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Roger Le Neveu 

dit Le légionnaire

Bien qu'opérant souvent pour le

GROUPE VISSAULT

Roger Le neveu n'en aurait pas fait partie.

 

roger le neveu le légionnaire
Roger le neveu dit le légionnaire
Roger le neveu dit le légionnaire

photo améliorée par ChatGPT

Roger Le Neveu est né le 25 février 1919, à Baron-sur-Audon près de Caen. 

Ingénieur de formation, il est condamné en 1939 à une peine de prison de quelques mois pour des larcins.

Il s’engage alors dans la Légion du 1er Régiment étranger, ce qui lui vaut par la suite le surnom de Roger le Légionnaire.

Il sert au Maroc et en Algérie.

Il participe à la campagne de France en 1939 et 1940 pendant laquelle il est fait prisonnier.

Il s'échappe et entre dans la résistance.

Il Trahit son mouvement.

Il rejoint le SD Amt IV à Paris où il commence à travailler avec Guy Vissault de Coëtlogon.

Guy Vissault de Coëtlogon charge Le Neveu d’infiltrer le réseau de résistance "Bordeaux-Loupiac".

 

​En peu de temps, il se retrouve dans le réseau chargé de l’instruction militaire.

On ne se méfie pas de lui.

Roger Le Neveu va participer et être à l’origine de nombreuses arrestations et d’exécutions de résistants.

 

Infiltration du réseau Pat O'Leary

Réseau Pat O’Leary – Synthèse

1. Contexte et origine

  • Création initiale : janvier 1941 par le capitaine Ian Garrow, officier écossais, pour rapatrier les militaires britanniques restés en France après la capitulation.

  • Objectif : cacher et faire échapper les militaires et aviateurs alliés abattus vers l’Espagne puis Gibraltar ou Lisbonne.

  • Tous les membres étaient des résistants français.

  • Centres principaux : Lille, Marseille, Perpignan.

2. Intervention de Pat O’Leary

  • Albert Guérisse, alias Pat O’Leary, rejoint Garrow en mai 1941 après son évasion de St Hippolyte du Fort.

  • Rôle : seconder Garrow grâce à sa connaissance du français et son entraînement militaire.

  • Après la capture de Garrow par la milice en octobre 1941, O’Leary devient chef du réseau.

3. Développement du réseau

  • Organisation en une douzaine de régions autonomes.

  • Augmentation du nombre d’aviateurs à évader.

  • Mise en place de plans d’évasion groupés.

  • Extension géographique : jusqu’au sud de la Belgique et au Luxembourg.

  • Délégation du recrutement aux responsables locaux, ce qui expose le réseau à des infiltrations et trahisons.

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Pat O'Leary
Le réseau Pat O'Leary fut un réseau de résistance, pendant la Seconde Guerre mondiale, connu pour être le plus grand réseau d'évasion qui a été actif en France. Il devint le réseau Françoise, après l'arrestation en mars 1943 de son chef Pat O'Leary, pseudonyme du médecin militaire belge Albert Guérisse.

Le réseau Pat O'Leary était principalement chargé de rapatrier les militaires britanniques restés en France et les aviateurs alliés abattus, cachés et hébergés par des patriotes. Il a fonctionné sous l'égide du MI9 britannique (James Langley (en) et Donald Darling), branche du MI6 chargée des évasions. La liaison avec Londres était assurée au début par courrier avec le consulat britannique à Barcelone, puis par radio. Le réseau a fait fuir vers Gibraltar, puis l'Angleterre plus de 650 prisonniers et aviateurs alliés, par des embarquements clandestins sur la côte méditerranéenne et par les Pyrénées vers Gibraltar via Figueras et Barcelone ou Andorre et Madrid.

L'activité du réseau

La ligne d'évasion a été mise place en janvier 41 par le capitaine Ian Garrow dans le but de rapatrier les militaires britanniques restés sur le territoire français après la capitulation. Tous les membres du réseau sont des résistants français. Garrow a installé à Lille une cellule de recherche et d'acheminement vers la zone non-occupée et établi à Marseille et Perpignan des centres d'hébergement. L'évasion est organisée selon une filière par les Pyrénées, vers Barcelone puis Gibraltar ou Lisbonne.

O'Leary rejoint Garrow début mai 1941, après qu'il se soit évadé de St Hippolyte du Fort. L'amirauté britannique, interrogée par radio, donne son accord pour que O'Leary reste en France pour seconder Garrow, plutôt que de rentrer en Angleterre pour rejoindre le HMS Fidelity, bateau-piège, sur lequel il servait, du fait qu'il parle couramment le français et qu'il a bénéficié d'un entrainement aux missions d'infiltration en territoire ennemi. Garrow, recherché par la police confie la direction de l'organisation à O'Leary. De nouvelles filières s'organisent pour évacuer des « colis » vers l'Espagne ou la Méditerranée. Un aviateur abattu dans le Nord peut ainsi être évacué par l'Espagne en douze jours. A partir d'août 1941, O'Leary organise des évasions régulières de prisonniers anglais de la prison de St Hippolyte du Fort. De juillet à octobre 1941, il se charge de convoyer et de rapatrier lui-même environ 75 hommes par les Pyrénées. En octobre, Garrow est capturé par la milice de Vichy et emprisonné. Londres confirme O'Leary dans sa fonction de chef du réseau.

À partir de ce moment, l'organisation va se développer et se structurer en une douzaine de régions autonomes. Les aviateurs abattus sont de plus en plus nombreux, et comme beaucoup de militaires britanniques sont en prison ou en camp d'internement, des plans d'évasion groupée sont étudiés. Le réseau va étendre son activité jusqu'au sud de la Belgique et au grand duché de Luxembourg. Son chef doit déléguer le recrutement de nouveaux agents à des responsables locaux, ce qui va faciliter la pénétration deux agents corruptibles qui trahiront le réseau.

En février 1942, sur ordre de Londres, O'Leary passe les Pyrénées et rejoint Gibraltar pour recevoir des ordres du MI9 (Military Intelligence). Début avril, il est de retour en France, déposé clandestinement avec un opérateur-radio (Drouet) par un chalutier sur la côte, il reprend son activité de chef du réseau. En mai, procès de Garrow qui est condamné à dix ans de prison. Jusqu'à l'occupation en novembre 1942 de la zone libre par les Allemands, cinq embarquements d'aviateurs sont organisés sur la côte méditerranéenne: en juin, Port Miou (calanque de Cassis), en juillet et en août de St Pierre Plage et en septembre et octobre de Canet-Plage. L'autre filière est organisée avec les passeurs d'hommes de Francisco Ponzan Vidal, vers Barcelone, Madrid ou Lisbonne puis enfin Gibraltar.

En décembre, les Britanniques demandent le retour à Londres de Garrow qui est emprisonné dans le fort de Mauzac. Grâce à un uniforme de gardien de contrefaçon que O'Leary et Nancy Wake lui font parvenir, Garrow s’échappe le 8 décembre et sera rapatrié vers l'Angleterre. O'Leary poursuit l'extension du réseau, récupérant des aviateurs jusqu'au nord de la France et en Belgique mais la Gestapo resserre son emprise autour du réseau.


En janvier 1943 la filière est infiltrée et trahie par le Français Roger Le Neveu dit « Le légionnaire » : Tom Groome est arrêté en pleine transmission radio an même temps que les Cheramy. Le 12 février, Louis Nouveau est arrêté près de Tours alors qu'il convoie cinq aviateurs américains. Le 2 mars, O'Leary est arrêté avec Paul Ulmann ans au Super Bar café de Toulouse. Soumis à la torture, aucun ne parle. La Gestapo ne connait O'Leary que sous son identité de Canadien Français, officier de la Royal Navy, et jusqu'à la fin de la guerre, personne de son entourage ne connaîtra sa véritable identité de médecin militaire belge. Il sera déporté mais rentrera vivant de Dachau.

De janvier 41 à mars 43, la filière aura rapatrié vers l’Angleterre près de 600 aviateurs abattus, britanniques, américains et polonais et quelque 50 agents des services secrets anglais, ainsi que des rescapés de Saint-Nazaire et de Dieppe. La filière d'évasion sera reprise par Marie-Louise Dissard sous le nom de réseau Françoise qui parviendra encore à accompagner une centaine d'hommes vers l'Angleterre.

Source :

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VIE ET MORT DU RESEAU  "PAT O’LEARY"

A PONTIVY ET ROSTRENEN

Jean-Claude Camors, chef du réseau BORDEAUX-LOUPIAC

Abattu par Roger Le Neveu

Le 11 octobre 1943, vers 15 h, Jean-Claude Camors avait rendez-vous au café de l’Epoque, rue du Pré Botté ( Rennes) avec plusieurs membres du réseau.

L’établissement était tenu par Franz Nouët, lui-même agent de renseignement du Mouvement de Libération Nationale.

Vers 17 h, entra un certain Roger Le Neuveu. dit "le Légionnaire", qui s’était engagé dans la résistance dès le début et qui travaillait à présent pour les Allemands.

Il reconnut Jean-Claude Camors, qu’il avait autrefois rencontré, sortit une arme et voulut arrêter tout le monde.

S’ensuivit une bagarre, un sergent de l’aviation allemande entendit des coups de feux et entra porter main forte à Roger Le Neveu.

Jean Claude Camors avec deux autres camarades prit la direction de la rue Maréchal Joffre, avec Roger Le Neveu à ses trousses qui fit feu à plusieurs reprises.

Les trois hommes s’engouffrèrent dans l’immeuble du 2, rue Maréchal Joffre et montèrent jusqu’au grenier pour s’enfuir par les toits.

Très grièvement blessé, Jean-Claude Camors laissa ses compagnons et redescendit se réfugier sur un palier pour protéger leur fuite.

Avec l’aide d’un habitant de l’immeuble, il détruisit des papiers compromettants qu’il portait sur lui et en avala une partie.

C’est là au petit matin que son cadavre fut retrouvé.

Persuadé qu’il avait avalé tous ses documents, les Allemands emmenèrent son corps pour l’autopsier.

Source :

roger Leneveu le légionnaire

Télégramme émanant de la section contre-espionnage du BCRA

(Bureau central de renseignements et d'action) 

 annonçant la mort de Jean-Claude Camors - tué par Roger le légionnaire

Mort de Roger Le Neveu

Deux versions

VERSION 1 -

 

 Début juillet 1944, les membres du groupe de Guy Vissault de Coëtlogon se soupçonnent mutuellement de trahison et visent particulièrement Roger Leneveu. Il est accusé de fournir des renseignements sur ses camarades aux services de la Gestapo.

Sous prétexte d’une manœuvre de reconnaissance à Saint-Jacques-de-la-Lande, ses comparses entraînent Le Neveu dans un chemin creux où il est abattu, laissant croire aux autorités allemandes qu’il a été tué par des résistants.

Source :

VERSION 2 -

 

Le 27 mai 1944, sur une route à proximité du Mont-Mouchet > où il a rendez-vous avec Emile Coulaudon (Gaspard), Yves Léger > et deux de ses camarades arrêtent un véhicule suspect.

Deux hommes en sortent disant chercher le contact avec la résistance tout en montrant des papiers d’identité et des messages codés.

Il s’agit en réalité de deux agents français de la gestapo : Roger Le Neveu, dit Roger le Légionnaire, et son adjoint Demay.

Apercevant un insigne allemand sur le véhicule, l’un des résistants dégaine son arme et blesse Roger le Légionnaire qui réplique, tuant Yves Léger et un autre résistant.

Le soir même, les deux gestapistes, rattrapés par les maquisards, sont exécutés après leur interrogatoire. 

( Sans que les maquisards aient une preuve indiscutable de son identité )

Source :

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