LA DERNIÈRE DÉPORTATION
AU DÉPART DE RENNES
"Le train de Langeais"
La dernière déportation depuis Rennes s'est déroulée dans les toutes dernières heures précédant la libération de la ville par les troupes alliées, les 2 et 3 août 1944.
Ce convoi tragique est plus communément appelé le « Train de Langeais » (ou dernier convoi de Rennes).
Contexte et chronologie
Alors que l'armée américaine du général Patton approche de Rennes, la Gestapo et les autorités d'occupation allemandes vident en toute hâte les lieux de détention rennais (la prison Jacques-Cartier et le camp Margueritte).
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2 août 1944 : Un premier groupe de femmes (environ 250 détenues politiques de la Courrouze/Jacques-Cartier) est embarqué.
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3 août 1944 : Le reste des prisonniers (résistants bretons, otages civils) ainsi que près de 400 prisonniers de guerre alliés (Américains, Britanniques, Canadiens) sont emmenés à pied sous stricte escorte vers la voie ferrée de Saint-Jacques-de-la-Lande (site de la Ville-en-Pierre / La Prévalaye) et entassés dans des wagons à bestiaux.
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4 août 1944 : Rennes est officiellement libérée par les Américains, moins de 24 heures après le départ du train.
Effectifs et itinéraire
Le convoi rassemblait au départ de Rennes environ 1 500 personnes (civils et militaires).
Rennes ──► Redon ──► Nantes ──► Langeais ──► Belfort ──► Camps allemands (3 août) (mi-août) (KL Natzweiler, Dachau, Ravensbrück, Neuengamme)
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Le mitraillage de Langeais (Indre-et-Loire) : Le 6 août 1944, le train est pris pour cible par la chasse alliée qui ignorait la présence de déportés et de prisonniers à bord. Cet événement dramatique entraîne des pertes, mais profite à plusieurs dizaines de détenus qui réussissent à s'évader à la faveur du chaos.
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Évasions en cours de route : Tout au long du trajet (Ancenis, Saint-Mars-du-Désert, Langeais, etc.), plus de 200 prisonniers parviennent à sauter du train ou à s'échapper.
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Le regroupement à Belfort : Le train atteint le fort Hatry à Belfort à la mi-août. Un petit groupe y sera libéré (notamment grâce à des démarches et des actes de courage de passeurs ou résistants locaux), mais la majorité des civils restants est transférée vers les camps de concentration du Reich (Natzweiler-Struthof, Ravensbrück, Dachau, Neuengamme) à la fin du mois d'août 1944.
Mémoire et commémoration
Un monument commémoratif situé à Saint-Jacques-de-la-Lande (le Mémorial de la Courrouze / Quai des Déportés) rend hommage aux victimes de ce dernier convoi parti de la capitale bretonne.



