pour la justice sociale
Groupe d'Action
FINISTÈRE
Le Groupe d'Action est constitué et commandé par à Brest par Cosset , chef français de l'Abwehr, de la Milice et membre de tous les partis de collaboration du Finistère à Quimper avec l'officier allemand, le docteur Bohn, délégué général, secrétaire interprète de l'office de placement ou bureau d'embauche de la Feldgendarmerie à Quimper
Antoine Gironde








14 décembre 1944
Georges Poirion

Né le 17 décembre 1921 à Mayotte ou Saigon (voir actes ci-dessous).
Emplois connus : mécanicien, à la Continental-Film puis à l’arsenal de Brest.
08 mars 1943 : pour échapper au STO, il s’engage pour cinq mois dans les Schutzkommandos (S.K.) de l’organisation Todt.
Délégué des jeunes du PPF.
Membre du Groupe d'action.
Fin mai 1944 : rejoint avec les membres de son groupe la caserne Mortier, porte des Lilas à Paris 20ème, pour suivre un stage d'instruction militaire d'une dizaine de jours au centre national des Groupes d’Action, dit de justice sociale (GAJS), qualifié aussi de groupe de combat, composé de collaborateurs formés, armés et rémunérés par les Allemands. Entraînement militaire avec un costume de travail de l'armée allemande, exercices de tir au revolver, fusil, mitraillette.
À l'issue de la formation, POIRION est jugé apte à recevoir une mitraillette.
12 juin 1944 : vient à Quimper où, au siège de la SD, il reçoit comme agent de la Gestapo un ausweis spécial nᵒ 31 à son nom et avec sa photographie, lui donnant pouvoir d’arrestation, comme secrétaire administratif des GAJS. du PPF de Quimper, puis de Brest.
20 juillet 1944 : Il quitte le PPF et les GAJS.
Cessant toute activité, il déserte et reste caché jusqu’à son arrestation.
05 septembre 1946 : La Cour de Justice de Quimper le condamne par contumace, aux travaux forcés à perpétuité et à la dégradation nationale à vie.
13 décembre 1946 : la Cour de Justice à Rennes accorde les circonstances atténuantes, et prononce trois ans de prison et l'indignité à vie.
Un seul témoin, Henri SALESSES, condamné aux travaux forcés à perpétuité, déclare que Georges Poirion n’a participé à aucune expédition.
La défense demande l'indulgence, étant marié depuis deux ans à Yvonne Jaouen (une habitante de Brest) , avec qui il a eu récemment un deuxième enfant. Il ne demande qu’à retourner auprès de sa famille pour la faire vivre.
02 novembre 2019 : décès à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), à l'âge de 98 ans.



04 janvier 1946


14 décembre 1946

Né à Mayotte ou Saigon (Cho Lon)

Gabriel Cosset

- Chef officiel français auprès de l'Abwehr.
- Chef de la Milice du département du Finistère.
- Membre et recruteur de la LVF dans la région sud-Finistère.
- Membre du PPF.
- Membre du MSR.
- Membre des groupes d'action.


17 janvier 1945
25 septembre 1945 : fusillé au champ de tir d'Ergué-Armel.
Germaine (le) Guillou (épouse Cosset)

Germaine Guillou dite "ALBERTINE"
née le 18 février 1906 à Quimper
Morte le 29 septembre 1993 à Marseille
membre de la "gestapo"
Condamnée à vingt ans de travaux forcés.
Henri Truchot
Fils d'Albertine Guillou
(premier mariage)
Né le 18 octobre 1923 à Quimper
Mort le 23 juin 1999 à Marseille
- Membre de la jeunesse populaire.
- Membre du MSR.
- Membre du PPF.
- Membre des groupes d'action (commandé par son beau-père Gabriel Cosset).
René Eppe

Né en 1896 dans la Meuse.
Mort en 1958 dans le finistère.
Uniquement condamné à l'indignité nationale.
Henri Salesse


24 novembre 1944
Condamné aux travaux forçés à perpétuité
Mathieu et Roger Louarn
Mathieu Louarn
(Père)
Né le 16 août 1922 à Chateauneuf-du-Faou
Marié à Guise (Aisne)
Mort le 30 septembre 1974 à Cherbourg
Roger Louarn
(Fils)
Né le 01 décembre 1925 à Guise ( Aisne)
Mort le 14 mai 1998 à Voiron
Condamnations : ?
Exécutions de Bregevin et Marrec
Entre le Cloître-Pleyben et Plonévez-du-Faou, Antoine Gironde, François Marrec et René Bregevin sont interpellés et leurs identités contrôlées par trois hommes du maquis :
Le déserteur polonais de l'armée allemande Joseph Minchynsky, Noël Lerrant et Albert Guennec .
Antoine Gironde est gardé par Guennec, tandis que le Polonais et Lerrant se sont mis à la poursuite des deux autres miliciens qui s'étaient sauvés.
Rejoints et questionnés, ils ont répondu qu'ils étaient miliciens à la solde de leur chef Gironde et pour le compte de la Gestapo, et venaient chercher le maquis.
Fouillés, ils ont été trouvés porteurs de revolvers à barillets, ainsi que de papiers en allemand, notamment chacun une autorisation de port d'armes et un Ausweis .
Dès la preuve qu'ils faisaient partis de la Milice, ses interrogateurs ont décidé de les supprimer et de les mettre à mort.
Exécutés quelque part au lieu-dit Pontcrel à deux kilomètres du bourg de Plonévez-du-Faou, petit bois situé en bordure droite sur la route en direction de Lanvaro, un peu en avant le petit pont.
Inhumés sur place. Aucune démarche n'a été faite en vue de les exhumer.
Gironde, ayant réussi à tromper la surveillance de son gardien Guennec a fait brusquement feu sur celui-ci, avec un pistolet 6,35 mm qui ne lui avait pas été retiré.
Il a atteint mortellement son gardien dans le dos et à la hanche, qui ripostant, blessa le milicien à la main droite.
Prenant la fuite à vélo, il est parvenu à alerter la Feldgendarmerie de Châteaulin sur le lieu précis où il avait été arrêté.
Le soir même, vers 21h30, le Polonais et Lerrant montés sur une moto, tombent dans une rafle tendue par les Allemands.
Le Polonais n'hésitant pas à foncer sur le groupe embusqué sur le coté de la route, réussi a se sauver.
Lerrant atteint de plusieurs rafales de mitraillette dans le dos, resta sur le terrain.
Chef de la "Propagandastaffel" de Quimper
Auguste Labbé

Né en 1881 en Seine et Oise
Immigré en Belgique de 1916 à 1930
Mort en 1956 à l'île de Noirmoutier
Capitaine au long cours
Individu considéré comme très dangereux
Condamnation : ?
POPAGANDASTAFFEL : Service chargé de la propagande et du contrôle de la presse pendant l’occupation allemande de la France.

