pour la justice sociale
Groupe d'Action
FINISTÈRE
Le Groupe d'Action est constitué et commandé par à Brest par Cosset , chef français de l'Abwehr, de la Milice et membre de tous les partis de collaboration du Finistère à Quimper avec l'officier allemand, le docteur Bohn, délégué général, secrétaire interprète de l'office de placement ou bureau d'embauche de la Feldgendarmerie à Quimper
Georges Poirion

Né le 17 décembre 1921 à Mayotte ou Saigon (voir actes ci-dessous).
Emplois connus : mécanicien, à la Continental-Film puis à l’arsenal de Brest.
08 mars 1943 : pour échapper au STO, il s’engage pour cinq mois dans les Schutzkommandos (S.K.) de l’organisation Todt.
Délégué des jeunes du PPF.
Membre du Groupe d'action.
Fin mai 1944 : rejoint avec les membres de son groupe la caserne Mortier, porte des Lilas à Paris 20ème, pour suivre un stage d'instruction militaire d'une dizaine de jours au centre national des Groupes d’Action, dit de justice sociale (GAJS), qualifié aussi de groupe de combat, composé de collaborateurs formés, armés et rémunérés par les Allemands. Entraînement militaire avec un costume de travail de l'armée allemande, exercices de tir au revolver, fusil, mitraillette.
À l'issue de la formation, POIRION est jugé apte à recevoir une mitraillette.
12 juin 1944 : vient à Quimper où, au siège de la SD, il reçoit comme agent de la Gestapo un ausweis spécial nᵒ 31 à son nom et avec sa photographie, lui donnant pouvoir d’arrestation, comme secrétaire administratif des GAJS. du PPF de Quimper, puis de Brest.
20 juillet 1944 : Il quitte le PPF et les GAJS.
Cessant toute activité, il déserte et reste caché jusqu’à son arrestation.
05 septembre 1946 : La Cour de Justice de Quimper le condamne par contumace, aux travaux forcés à perpétuité et à la dégradation nationale à vie.
13 décembre 1946 : la Cour de Justice à Rennes accorde les circonstances atténuantes, et prononce trois ans de prison et l'indignité à vie.
Un seul témoin, Henri SALESSES, condamné aux travaux forcés à perpétuité, déclare que Georges Poirion n’a participé à aucune expédition.
La défense demande l'indulgence, étant marié depuis deux ans à Yvonne Jaouen (une habitante de Brest) , avec qui il a eu récemment un deuxième enfant. Il ne demande qu’à retourner auprès de sa famille pour la faire vivre.
02 novembre 2019 : décès à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), à l'âge de 98 ans.



04 janvier 1946


14 décembre 1946

Né à Mayotte ou Saigon (Cho Lon)

Gabriel Cosset

- Chef officiel français auprès de l'Abwehr.
- Chef de la Milice du département du Finistère.
- Membre et recruteur de la LVF dans la région sud-Finistère.
- Membre du PPF.
- Membre du MSR.
- Membre des groupes d'action.
- Responsable du COSI


17 janvier 1945
25 septembre 1945 : fusillé au champ de tir d'Ergué-Armel.
Germaine (le) Guillou (épouse Cosset)

Germaine Guillou dite "ALBERTINE"
née le 18 février 1906 à Quimper
Morte le 29 septembre 1993 à Marseille
membre de la "gestapo"
Condamnée à vingt ans de travaux forcés.
Henri Truchot
Fils d'Albertine Guillou
(premier mariage)
Né le 18 octobre 1923 à Quimper
Mort le 23 juin 1999 à Marseille
- Membre de la jeunesse populaire.
- Membre du MSR.
- Membre du PPF.
- Membre des groupes d'action (commandé par son beau-père Gabriel Cosset).
René Eppe

Né en 1896 dans la Meuse.
Mort en 1958 dans le finistère.
Uniquement condamné à l'indignité nationale.
Henri Salesse


24 novembre 1944
Condamné aux travaux forçés à perpétuité
Louis Archeray

Né à Brest le 31 octobre 1919
mort le 31 mars 2001 à Paris
Membre du parti franciste.
Membre du MSR.
Membre du groupe d'action PPF.
Rejoint les FFI et participe à la libération de la poche de Saint-Nazaire.


06 mai 1946
Condamné 5 ans de travaux forçés
Daniel Thoman
Né le 25 février 1912 à Brest
Mort le 18 janvier 1964 à Paris
Tailleur d'habits rue Navarin à Brest

Henri Salesses
Source : Mémoire de master de Malo Bars :

Ce dernier a suivi un parcours fascisant classique, à partir des formations d’extrême-droite des années 1930.
Les informations relatives à ce parcours sont issues du propre aveu de Salesses, fournies lors d’un interrogatoire réalisé dans le cadre de sa procédure judiciaire d’épuration.
L’intéressé, né en 1912, s’inscrit aux Jeunesses Patriotes au début des années 1930 et participe notamment à des réunions publiques et aux « bagarres » qui en résultent. En 1934, il s’engage comme Camelot du Roi au sein de l’Action Française puis démissionne dès 1936 pour adhérer au Parti Populaire Français.
L’action de Pierre Pucheu lui déplait et il est finalement éliminé du parti doriotiste en 1937.
Il travaille alors volontairement en Allemagne au cours de l’année 1942 avant d’être enrôlé comme chef cimentier pour l’Organisation Todt à Mondeville puis à Brest.
Là, il rencontre Clément Bourguignon et adhère à nouveau au PPF au cours de l’année 1944.
Il fait notamment partie du Groupe de Combat formé dans une caserne militaire allemande à Paris au début de l’année 1944.
Il accomplit de nombreuses tâches en faveur des Allemands et au nom du PPF à Brest et Quimper – distribution de propagande, arrestation d’ouvriers italiens destinés au STO, dénonciation d’un dépôt d’arme de la Résistance – avant d’être arrêté à Quimper et interné à Saint-Charles où il est chargé d’un rôle d’informateur par les Allemands. Jugé en Cour de Justice, il est finalement condamné à une peine de travaux forcés à perpétuité pour intelligence avec l’ennemi.
Son parcours fascisant, des ligues d’extrême-droite au PPF fasciste, est caractéristique d’une certaine frange de la base militante du PPF.
Mathieu et Roger Louarn
Mathieu Louarn
(Père)
Né le 16 août 1922 à Chateauneuf-du-Faou
Marié à Guise (Aisne)
Mort le 30 septembre 1974 à Cherbourg
Roger Louarn
(Fils)
Né le 01 décembre 1925 à Guise ( Aisne)
Mort le 14 mai 1998 à Voiron
Le parcours à approfondir est celui de Mathieu Louarn.
Né en 1902 dans le Finistère, il explique avoir fait de la politique sans interruption depuis 1929.
A cette date, il adhère au PCF et devient conseiller municipal de Saint-Denis.
Il suit Jacques Doriot dans sa scission en 1934 et milite au PPF jusqu’en 1944.
Mathieu est, en effet, proche de Jacques Doriot, avec qui il a longtemps milité en Seine-Saint-Denis.
Selon son fils Roger, Mathieu Louarn était, dès 1936, un des dirigeants du PPF chargé de la propagande et l’organisation des réunions.
En 1937, la famille Louarn déménage à Saint-Brieuc où Mathieu est toujours responsable de la propagande du parti doriotiste.
Après avoir été fait prisonnier et libéré par les Allemands en 1941, il arrive à Brest avec sa famille. Il s’y livre à une propagande active, notamment auprès des ouvriers de la firme Siemens où il est employé.
Il devient secrétaire corporatif de la section brestoise et fait adhérer son fils au PPF.
Père et fils intègrent finalement le Groupe de Combat du parti en 1944 et participent à des opérations avec les troupes allemandes.
La famille Louarn est finalement arrêtée à Cherbourg en janvier 1945. Pour intelligence avec l’ennemi,
Mathieu est condamné par la Cour de Justice à 20 ans de travaux forcés et 15 ans d’interdiction de séjour dans le Finistère tandis que son fils reçoit, lui, une peine de 10 ans de travaux forcés et 10 ans d’interdiction de séjour.

Source : Mémoire de master de Malo Bars :
Exécutions de Bregevin et Marrec
Entre le Cloître-Pleyben et Plonévez-du-Faou, Antoine Gironde, François Marrec et René Bregevin sont interpellés et leurs identités contrôlées par trois hommes du maquis :
Le déserteur polonais de l'armée allemande Joseph Minchynsky, Noël Lerrant et Albert Guennec .
Antoine Gironde est gardé par Guennec, tandis que le Polonais et Lerrant se sont mis à la poursuite des deux autres miliciens qui s'étaient sauvés.
Rejoints et questionnés, ils ont répondu qu'ils étaient miliciens à la solde de leur chef Gironde et pour le compte de la Gestapo, et venaient chercher le maquis.
Fouillés, ils ont été trouvés porteurs de revolvers à barillets, ainsi que de papiers en allemand, notamment chacun une autorisation de port d'armes et un Ausweis .
Dès la preuve qu'ils faisaient partis de la Milice, ses interrogateurs ont décidé de les supprimer et de les mettre à mort.
Exécutés quelque part au lieu-dit Pontcrel à deux kilomètres du bourg de Plonévez-du-Faou, petit bois situé en bordure droite sur la route en direction de Lanvaro, un peu en avant le petit pont.
Inhumés sur place. Aucune démarche n'a été faite en vue de les exhumer.
Gironde, ayant réussi à tromper la surveillance de son gardien Guennec a fait brusquement feu sur celui-ci, avec un pistolet 6,35 mm qui ne lui avait pas été retiré.
Il a atteint mortellement son gardien dans le dos et à la hanche, qui ripostant, blessa le milicien à la main droite.
Prenant la fuite à vélo, il est parvenu à alerter la Feldgendarmerie de Châteaulin sur le lieu précis où il avait été arrêté.
Le soir même, vers 21h30, le Polonais et Lerrant montés sur une moto, tombent dans une rafle tendue par les Allemands.
Le Polonais n'hésitant pas à foncer sur le groupe embusqué sur le coté de la route, réussi a se sauver.
Lerrant atteint de plusieurs rafales de mitraillette dans le dos, resta sur le terrain.
Chef de la "Propagandastaffel" de Quimper
Auguste Labbé

Né en 1881 en Seine et Oise
Immigré en Belgique de 1916 à 1930
Mort en 1956 à l'île de Noirmoutier
Capitaine au long cours
Individu considéré comme très dangereux
Condamnation : ?
POPAGANDASTAFFEL : Service chargé de la propagande et du contrôle de la presse pendant l’occupation allemande de la France.











