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Auguste Moyse 

 dit Fred Moaz 

Fred Moyse PNB
Fred Moyse PNB

Image améliorée par IA

Auguste Frédéric Moyse né à Gentilly ( Val de Marne ) le 02 février 1908

Marié le 05 août 1947 à Frankfurt avec Johanna Henni Schock

Naturalisé Allemand en 1964

Mort à Frankfurt am Main ( Allemagne )

Fred Moyse a joué un rôle stratégique en coulisses dans la diplomatie

parallèle et les réseaux secrets du mouvement breton.

Fred Moyse fut l'un des cadres secrets et des doctrinaires clés du mouvement nationaliste breton des années 1930 et de la Seconde Guerre mondiale.

 

Sa trajectoire s'articulera autour de quatre grands axes :

1. Le stratège géopolitique et la revue Peuples et Frontières

  • L'orientation européenne (1937–1939) : Après avoir vécu en Belgique où il travaille au secrétariat permanent du Salon de l'Alimentation à Bruxelles, Moyse prend en août 1937 la direction de la revue Peuples et Frontières, succédant à Yves Delaporte.

     

  • L'idéologie autonomiste transnational : Il transforme cette publication en un organe d'alliance entre les minorités ethniques régionales françaises (Bretons, Alsaciens, Corses, Flamands) et européennes (Basques, Écossais, minorités d'Europe centrale). Il y théorise la fin des « États-nations jacobins » au profit d'une « Europe des ethnies ».

     

  • Suspicion d'État : La ligne du périodique, jugée défaitiste et révisionniste, provoque son interdiction administrative par le gouvernement Édouard Daladier à l'été 1939.

     

2. Le travail d'agent de liaison avec l'Abwehr et l’IRA

  • Recrutement par le renseignement allemand : Dès la fin des années 1930, Moyse entre en contact étroit avec l'Abwehr (les services de renseignement militaires du Reich), travaillant notamment en lien avec des officiers allemands surveillant les minorités en France (comme Otto von Tevenar).

     

  • Mission à Londres et connexions irlandaises : En 1939, l'Abwehr envoie Moyse à Londres pour nouer des contacts stratégiques avec l'IRA (Irish Republican Army). En mai 1939 à Bruxelles, il rencontre Jim O'Donovan, l'émissaire de l'IRA venu vérifier la chaîne de liaison pour le compte des Allemands, avant d'être remplacé plus tard dans ce rôle par l'agent irlandais Frank Ryan.

     

3. L'été 1940 : logistique, retour d'exil et prisonniers

  • L'axe Berlin-Paris-Bretagne : Lorsque les chefs du Parti National Breton (Olier Mordrel et François Debauvais) se réfugient en Allemagne au début de la guerre, Moyse s'impose comme leur homme de confiance logistique.

     

  • Extraction des prisonniers bretons : Dès la capitulation française en juin 1940, les Allemands entendent utiliser la carte autonomiste. Moyse est dépêché dans les campements et Stalags de captifs. Il négocie directement avec les autorités militaires allemandes la sélection et la libération anticipée des soldats d'origine bretonne pour les ramener en Bretagne en autocar ou par train.

     

  • L'épisode de Rennes : Le 20 juin 1940, c'est sous la conduite directe de Fred Moyse que le premier convoi officiel de prisonniers bretons libérés arrive à Rennes, marquant le coup d'envoi des tentatives du PNB pour s'imposer sur la scène politique locale sous occupation.

     

4. Tensions au PNB et sortie de scène

  • La crise de décembre 1940 : Face aux excès provocateurs d'Olier Mordrel qui indisposent Vichy et une partie de l'état-major allemand, les cadres provinciaux du PNB organisent un virage interne. Lors de la réunion décisive du 8 décembre 1940 à Rennes, Mordrel et Debauvais sont écartés au profit de Raymond Delaporte, qui adopte une ligne plus catholique et conservatrice.

     

  • Démission et clandestinité : Solidaire de l'ancienne direction radicale et en désaccord avec la nouvelle orientation de Delaporte, Fred Moyse démissionne sur-le-champ de toutes ses fonctions administratives et politiques au sein du PNB.

     

  • Exil d'après-guerre : Menacé par l'épuration à la Libération pour ses activités au service de l'Abwehr et du PNB, il prend la fuite vers l'Allemagne à l'été 1944 et obtient la nationalité allemande, échappant ainsi aux poursuites des cours de justice françaises.

Source principale Hervé le Bortef : "La Bretagne dans la guerre "

Mise en forme de la syntaxe par IA

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Il y a eu polémique sur le Patronyme de Fred Moyse qui se prononce Moïse [mɔiz] 

"Les Salomon de Bretagne ne sont pas juifs"

 titre L’Heure Bretonne le 21 novembre 1942.

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