SPAC
Service de Police Anti-communiste
puis
SRMAN
Service de Répression des menées Antinationales
Création de brigades spéciales
Pierre Pucheu,
Jeune homme brillant, boursier et normalien avant guerre, Pierre Pucheu prend rapidement des responsabilités dans l'industrie, et s'intéresse à la politique.
Il entre dans le mouvement des Croix-de-Feu, puis le parti de Jacques Doriot.
Lorsqu'arrive la Seconde Guerre mondiale, il choisit la collaboration.
Ministre de l’Intérieur du gouvernement de Vichy, il crée en 1941 des BRIGADES SPÉCIALES, forces de répression supplétives de l'occupant nazi, spécialisées dans la traque des résistants et de tous ceux considérés comme les "ennemis intérieurs" de la France vichyste.
Après le débarquement américain en Afrique du Nord, il cherche à passer du côté des Alliés. Mais il est arrêté à Alger et fait l'objet d'un procès.
Il sera fusillé le 20 mars 1944 à Alger.

Chef du SPAC
Charles Detmar
est nommé commissaire de police par le gouvernement de Vichy.
Il est chargé, à l'automne 1941, par le secrétaire d’État à l’Intérieur Pierre Pucheu, de diriger une nouvelle police, le SPAC, laquelle, à l'été 1942, deviendra le Service de répression des menées antinationales (SRMAN).
Detmar investi de la confiance de LAVAL et BOUSQUET.
Il fut également chargé des questions Juives et des SOCIÉTÉS SECRÈTES de la rue Greffulhe.
Il disposait d'un budget de 1.200.000 par mois.
Le SPAC/SRMAN est une police parallèle, dont les membres ne font pas partie de l’administration.
Il est renforcé, à l'automne 1942, par des policiers professionnels détachés.
Son siège est à Paris, 69 rue de Monceau.
Du printemps à l'été 1943, ce service de police anti-communiste de Vichy opèrera en Bretagne et grâce à de multiples arrestations, il décapitera la direction clandestine du Parti communiste en Bretagne.


Nantes / Saint-Brieuc / Rennes
20 juin 1946

Chef des Op.
à St Brieuc
Femme de René
Frère de René
Manquent au procès : Pierre Ledoux et Jacques Pinot (ou Pernot)


19 juin 1946


Condamnés à mort, Charles Detmar et six autres membres du SPAC seront fusillés au fort de Montrouge le 19 août 1946.

Ce sont onze condamnations
à mort qui furent prononcées,
et non pas neuf.
Jacques Dubuc
20 août 1946

17 avril 1947