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Jean Le Puloc'h

jean le puloc'h

MAI 1944

Suite à un concours de circonstances (où est mêlé jean Corre) l'identité de Jean Le Puloc'h est controlée par la Feldgendarmerie.

Interrogé ensuite par Willy Krüger, commandant du Kommando de Landerneau, la discussion est courtoise entre les deux officiers (Le Puloc'h est Saint-Cyrien).

 

Le Puloc'h se dit "commissaire aux effectifs des FFI" et donne les noms des chefs de la Résistance du Nord-Finistère dont :

- Paul Fonferrier, alias Rossignol, chef militaire des FFI.

- Henri Provostic chef de bataillon des FFI de Ploulalmézeau (de loin le plus important réseau      d'hommes de l'arrondissement de Brest).

- Il égrènne d'autres noms (une vingtaine au total).

Paul Fonferrier sera arrêté par le SD de Brest et Emprisonné.

Il mourra du typhus, peu de temps àprès la libération du camp de Bergen-Belsen.

Paul Fonferrier aurait pardonné à Le Puloc'h sa trahison.

Le Puloc'h lors de son transfert vers le camp "Marguerite" de Rennes s'évade avec d'autres prisonniers.

Il regagne Brest et est intégré à une division américaine comme agent de renseignement.

Une procédure de recherche pour dénonciation est lancée par le chef du deuxième bureau en septembre 1944.

Apparemment sans suite car :

En novembre 1944 il s'engage dans la 1ère armée française, avec le commandement d'une compagnie.

Il reçoit la médaille de la résistance le 24 avril 1946.

Versé dans le corps des sapeurs pompiers, il y fera carrière jusqu'en 1971, finissant avec le grade de colonel.   

Source : "le Kommando de Landerneau" de Jean-Yves Guengant (pages 108 et 109)

                voir également le mémoire de master de Louis Blaudy " le Kommando de landerneau" (page 61)

                version un peu différente. 

déposition jean corre / le pulloc'h

Voici la retranscription fidèle du document présenté dans le fichier ci-dessus, 

Affaire CORRE Jean (11).

Ce jour, 5 septembre 1944; Nous MALLET Raymond, inspecteur de police et PENFEUNTEUN Yves secrétaire de Police de Landerneau.

Continuant notre enquête relative aux agissements et à l'activité du nommé Jean CORRE.

Mandons et recevons spontanément du nommé Jean CORRE, la déclaration suivante :

Pour la clarté de ma déclaration, je crois devoir vous dire ce qu'était un Kommando / Toutes les divisions allemandes comprenaient un service chargé de la police du contre-espionnage et de la luttte contre les partisans dans le territoire soumis à l'activité de cette division.

Un Kommando se composait en général de 25 hommes et gradés,

les Kommandos prêtaient également assistance aux autres services de police allemande S.D. ect... lorsqu'ils en etaient sollicités.

A la suite des affaires que je vous ai signalées dans ma précédente déclaration, et qui toutes échouèrent, le hasard seul ayant remis l'arrestation de AUTRET, trouvé chez la tante de GUILLERMOU, je reçus l'ordre de SCHADD de me rendre à Scrignac voir si le chef de gare que

je lui avais signalé s'y trouvait et il m'indiqua que je pouvais me rendre à Chateaulin pour y prendre le train jusqu'à Carhaix, puis de là me rendre à Scrignac .

En gare de Pont-de-Buis je crus reconnaître dans mon wagon la personne qui était venue chez moi m'engager dans les F.T.P. et qui selon SCHADD m'avait mouchardé .

J'en fis d'ailleurs la réflexion au chef de gare de Hanvec qui était avec moi :

"Le voilà le salaud qui m'a vendu" Je résolus de me venger de cet homme et je dis au chef de gare allemand qu'il y avait un espion dans le train.

 

Cest ainsi que LE PULLOCH fut arrêté par erreur et par suite de sa ressemblance avec LE FOLL;

A la suite de cette arrestation, je décidai de ne pas accomplir la mission que m'avait confié SCHADD et je résolus de continuer jusqu'à Quimper en compagnie du chef de gare de Hanvec mais pris de soupçons le chef de gare allemand monta dans le train et me fis descendre à Quéménéven où attendait la feldgendarmerie qui me conduisit à Chateaulin .

Je voulus alors faire téléphoner à

SCHADD pour me faire libérer.

Ce dernier répondit qu'il passerait dans la soirée, devant se rendre à Quimper pour procéder à des arrestations .

Je restai donc à Chateaulin où j'attendais SCHADD qui arriva à 23 heures et me fit coucher sur place .

 

SCHADD s'occupa ensuite de LE PULLOCH ear il avait remarqué que sa carte d'iderté n'atait pas en règle .

(SCHADD savait cependant que l'homme que j'avais fait arrêter n'était pas celui qui était venu chez moi, c'est-à-dire LE FOLL mais il se méfiait, il ne voulut pas le libérer immédiatement et le fit conduire à Landerneau où il le mit en cellule) .

 

Après quelques jours de cellule SCHADD lui enjoignit un "mouton" que je crois être POQUET .

J'ignore ce qui se passa entre eux, mais un jour je sus par SCHADD que LE PULLOCH avait

parlé .

Je ne connais pas les détails de cette affaire la S.D. de Brest s'en étant occupée, mais je crois que LE PULLOCH aurait donné tous les renseignements sur son secteur et notamment sur Mrs FONFERRIE

et ROSSIGNOL.

Je sais également que FONFERRIER fut arrêté par SCHADD et POQUET, pour le compte de la S.D. mais j'étais absent de Landerneau à cette époque.

 

Source :

Arrestation de LE PULOC'H Jean et dénonciations
- Dossiers SHD Vincennes DGER, "Affaire du Kommando de Landerneau", GR 28 P6 98 (39 documents).
- Dossiers HORCH Friedrich , GR 28 P6 97 (26 documents).
Dépositions de HORCH Friedrich et CORRE Jean, SHAAD Herbert, GR 16 P 54212...

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