C.O.S.I
Comité ouvrier de secours immédiat

Le COSI a été créé en mars 1942
par Charles Vioud (ancien du PCF), René Mesnard (RNP) et Jules Teulade (PPF)

La Seconde Guerre mondiale et l’Occupation allemande en France ont profondément bouleversé les structures politiques, sociales et humanitaires du pays.
Dans ce contexte de crise marqué par les bombardements, la misère et les déplacements de population, de nombreuses organisations d’aide voient le jour.
Parmi elles, le Comité ouvrier de secours immédiat (COSI), fondé en 1942, se présente comme une œuvre destinée à secourir les victimes civiles, notamment issues du monde ouvrier.
Toutefois, derrière cette façade humanitaire se cache une réalité plus complexe : étroitement lié aux autorités allemandes et dirigé par des collaborationnistes, le COSI participe activement à la propagande nazie tout en bénéficiant de financements importants de l’occupant.
Dès lors, une contradiction apparaît entre son action sociale réelle et son engagement politique au service de la Collaboration.
On peut donc se demander comment le COSI a pu concilier une action humanitaire efficace avec un rôle actif dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Le Comité ouvrier de secours immédiat illustre parfaitement les ambiguïtés de la période de l’Occupation.
D’un côté, il a indéniablement apporté une aide concrète à des milliers de sinistrés, souvent avec une efficacité supérieure à celle des organismes officiels, répondant à une urgence sociale bien réelle.
De l’autre, il s’est affirmé comme un outil de la politique allemande, diffusant une propagande virulente, participant à la légitimation de la Collaboration et profitant largement des ressources fournies par l’occupant, dans un contexte marqué par la corruption et les détournements.
Cette double nature explique sans doute pourquoi, à la Libération, son rôle a été partiellement minimisé : l’image d’une œuvre humanitaire a parfois masqué son engagement politique profond.
Ainsi, le COSI montre que, sous l’Occupation, l’action sociale pouvait être instrumentalisée à des fins idéologiques, révélant la complexité des comportements individuels et collectifs dans une période de contrainte et de choix politiques extrêmes.
Les sommes engagées étaient très conséquentes.
100 millions de francs prélevés sur une "amende" d’un milliard imposée aux juifs.
Le C.O.S.I très engagé dans la politique de la collaboration
a réussi à attirer quelques vieux routiers de la gauche,
des communistes, des anarchistes, des syndicalistes révolutionnaires.
dissous par une ordonnance du 22 août 1944.
Les pouvoirs publics cherchent alors à retrouver l'argent et à en sanctionner les responsables.
