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Alphonse le Boulch

Nom de guerre Bezen Perrot : JAN

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Né le 11 avril 1907 à Guémené-sur-Scorff

Mort probablement en Irlande 

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Membre du PNB  (section de Pontivy)

C'était le plus agé du Bezen Perrot.

Il ne semble pas avoir suivi le repli de l'unité sur l'Allemagne.

Condamné à mort par contumace.

Réfugié en Irlande (Dublin)

Le 8 mai 1938, se tient dans les salons du Central-Hôtel, le bal des "Moutons Blancs" de Pontivy, en présence de nombreuses personnalités  : le président du collège bardique, Taldir Jaffrenou, le maire Eugène Frotté, le docteur Jégourel (maire de 1927 à 1935), Pierre Ropert,… Or, à l’entrée du bal, le drapeau aux raies noires et blanches des autonomistes surprend beaucoup de monde et choque un grand nombre de personnes…

Il apparaît  que c’est un jeune boulanger de Pontivy, Alphonse Le Boulch, qui s’est introduit dans la société des "Moutons Blancs" pour y diffuser les thèses nationalistes et séparatistes… 

Le noyau actif  des nationalistes ne représente, en réalité, qu’une dizaine de pontivyens.

Y figurent les frères Alphonse et Henri Le Boulch, boulangers, leur mère et leur sœur aînée Marie-Aimée.

Alphonse, est le meneur.

Source :

Les "MOUTONS BLANCS" de Pontivy.

Groupe créé en 1932 par des jeunes pontivyens désireux de faire connaitre Pontivy, ses costumes, ses danses et ses chants.

L'existence de ce groupe est interrompue durant la guerre.

Il sera relancé en 1953 et prendra le nom de :

 

 

 

 

Ensemble traditionnel breton regroupant un bagad et un cercle celtique.

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source photo :

Le nom de "mouton blanc" a été donné en raison de la couleur et de la texture laineuse des costumes des hommes de la région de Pontivy. 

A Dublin, Alphonse Le Boulc'h avait créé sa propre entreprise ;

il avait ouvert un petit atelier de réparation automobile près de chez les Piatt, dans un endroit très difficile d'accès, pratiquement sous le pont sur la rivière Dodder à Clonskeagh.

Il y resta le seul patron et le seul ouvrier pendant les quelques années que dura l'entreprise. Il s'installe définitivement en Irlande, épousant une veuve qui n'est pas démunie et lui assure la sécurité matérielle supplémentaire nécessaire.

Elle lui demanda bientôt d'abandonner son travail, car ses mains étaient trop sales quand il rentrait à la maison et il était invariablement en retard pour son thé.

Le hangar primitif au toit de tôle ondulée rouillée qui servait à la fois d'atelier et de garage fut démoli peu après par les autorités de la ville qui aménageaient des jardins le long des rives de la Cuscute.

Il n'y en a aucune trace maintenant.

 

Dès lors, Alphonse devient un personnage bien connu du port de Dublin, où il se promène presque quotidiennement à vélo et remplit le rôle officieux de « consul » de Bretagne auprès des pêcheurs et marins bretons qui y accostent. Du Guilvinec à Concarneau et de Lorient à La Turballe, la plupart des pêcheurs l'ont connu. Il leur sert gratuitement d'interprète et facilite leurs relations avec les autorités portuaires.

Les services de cet homme condamné à mort par les Français, ont même été sollicités à l'occasion par l'ambassade de France pour apaiser ou régler les différends entre les pêcheurs bretons et les autorités côtières pour la pêche illégale dans les eaux territoriales irlandaises. Certains bateaux, par précaution, se mirent même à arborer pavillon breton au lieu du pavillon français à l'approche des eaux irlandaises, sans pour autant bénéficier de l'immunité.

source : 

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